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Interviews inspirantes

Marine Barnérias – Seper Hero : Le voyage comme remède

Marine Barnérias – Seper Hero : Le voyage comme remède 960 640 Fabien FOUCAUD

Aujourd’hui, on rencontre Marine Barnérias, alias “Seper Hero”. Elle a énormément de choses à nous dire et son message est très inspirant. Son livre « Le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie » est juste un carton, il est exceptionnel.

Je vous invite vraiment à vous le procurer et à le lire. Vous allez être transporté émotionnellement, vous allez voyager avec elle au travers de son histoire. Comme à son habitude, elle nous parle avec beaucoup d’authenticité et de vérité, on va passer un moment top.

Allez, c’est parti avec Marine.

Alors, comment ça va, Marine ?

Eh bien écoute, moi ça va au top. Je suis ravie que tu viennes me visiter justement à Paris. C’est cool ! Et puis on a trouvé un petit endroit sympa pour échanger. On est sur petit pont au-dessus de ce magnifique canal saint Martin. On interfère un peu le chemin de tout le monde, mais on est super bien !

Qui tu étais avant, qu’est ce qui t’es arrivé ?

Alors, qui j’étais avant ? Je pense qu’avant j’étais une personne qui vivait complètement à l’extérieur de son corps et d’elle-même. Et suite à ce petit intrus qui s’est immiscé dans ma vie, j’ai essayé d’aller voyager à l’intérieur de mon être. (Petit intrus qui s’appelle « Rosy », petit surnom de la sclérose en plaques),

Mon projet SEPER HERO est simple. On m’a diagnostiquée d’une sclérose en plaque en 2015. Plutôt que d’accepter un quelconque traitement médical, j’ai décidé de partir faire un petit voyage. Je suis parti à travers trois pays et à trois thèmes :

  1. pour commencer, je me suis embarquée avec mon corps, ma vieille carcasse d’1,60m, sur les terres Néo-Zélandaises.
  2. ensuite, je suis partie avec l’esprit en Birmanie,
  3. pour finir avec l’âme en Mongolie.

A la suite de ce voyage, j’ai essayé d’avoir cet équilibre entre mon corps et mon cerveau. Tout ceci pour continuer justement sur ce chemin qui ne sera jamais acquis. J’ai d’ailleurs encore beaucoup de choses à découvrir.

Voilà qui je suis maintenant. Je n’ai pas changé, j’ai évolué sur un “petit point”. J’ai découvert beaucoup de graines (en référence aux graines d’un potager) pendant cette aventure. Et maintenant, il va falloir que je les fasse fleurir. C’est le voyage qui commence en fait !

Tout commence après le voyage ?

Eh bien pour moi, oui ! Tout commence après le voyage car ça a été un voyage intérieur. Pour le moment c’est le début de l’aventure car, quand on découvre quelque chose il faut le faire fructifier. “Ce n’est pas ce qui nous arrive le plus important, c’est ce que l’on en fait” (J.Salomé).

Il faut le comprendre, l’exploiter, l’analyser. Il faut surtout essayer de le mettre dans sa vie. Car c’est facile de vivre et de découvrir des choses loin de ce tumulte parisien. Désormais il faut se dire : « qu’est-ce qui se passe ici ? Comment on arrive à rapporter tous ces beaux projets, tous ces souvenirs, toutes ces rencontres ?  Comment je vais les implanter dans votre cœur et les faire fructifier ici à Paris ? ».

C’est donc le voyage qui débute avec des nouvelles rencontres pour continuer sur ce chemin. Comme toi Fabien. On s’est rencontré, on fait une petite vidéo, et puis qui sait où cela nous emmènera ?!… Voilà, tout cela consiste à mettre des graines supplémentaires en fait.

Fabien : Cela m’amène à dire qu’on a tous un chemin de vie, on a tous une histoire de vie. L’idée est donc de s’interpeller sur le sens que l’on souhaite donner à sa vie. Elle passe trop vite, et bien souvent, on ressent des difficultés à identifier le sens que l’on souhaite lui donner. Je pense qu’il faut s’attarder là-dessus.

Cette maladie, “Rosy”, a t’elle orienté le sens que tu devais donner à ta vie?

Je pense sincèrement que l’on a tous cette volonté de donner du sens à notre vie. Que l’on soit malade ou pas d’ailleurs, je pense qu’on a tous cette détermination. Mais il est vrai qu’après, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Cette maladie qui s’est immiscée en moi m’a fait réaliser que j’étais en train de passer à côté de ma vie. Elle a aussi fait naître cette volonté de me dire,

« Punaise, Marine, comment tu vas faire pour cohabiter et être toi-même ? ».

Parce que, avant, j’avais envie de faire plein de choses. J’avais envie d’avoir un métier qui me plaisait par exemple, mais toutes ces choses dépendaient des autres. Et en fait, je ne me suis jamais dit, « mais Marine ?! Qui es tu ? Vers où veux tu aller ?…».

Cette maladie, elle m’a permis de m’ancrer en fait. Elle m’a permis de me dire : « Avant de vouloir faire tout ce que tu imagines de faire, est-ce que tu te connais ? Avant de vouloir donner du sens à tout ce que tu peux imaginer, est-ce que déjà, tu te donnes du sens à toi, de la valeur ? ». Et ça en fait, je me suis rendue compte que « oh putain, je vivais bien à côté de mes pompes ».

Et tu t’en es rendue compte à quel moment ?

Mon corps m’a donné beaucoup de signaux avant d’être malade. Beaucoup de clignotants qui me disaient, « fais-gaffe ma cocotte, fais-gaffe, ce n’est pas ton truc, tu vas trop vite ». Notre corps nous parle à l’infini ! Avant d’être diagnostiqué, mon corps m’a donné plein de signaux. Il fallait que je lève le pied, que je m’écoute, que j’arrête d’être dans des excès.

Je suis une fille très excessive, que ça soit dans les émotions ou encore dans les « waouh, trop cool ». Dans les moments de tristesse ou dans plein de domaines en fait… J’étais loin de cet équilibre de vie tant recherché.

Je pense que cette maladie m’a fait mettre en avant ces deux entités qui étaient complètement opposées. Elle m’a fait me dire, « ok Marine, essaie de trouver l’équilibre avec tout ça. Tu pourras enfin construire et mettre du sens dans ce que tu as envie de créer ».

Donc, ça t’a rendu service ?

Ça m’a rendu plus que service ! Maintenant, ma ptite Rosy, je la remercie  carrément. Je la remercie ! Même si on ne sait pas ce qui va se passer dans les années à venir, ce n‘est pas grave. Personne ne sait ce qui va lui arriver d’ailleurs. il faut vivre l’instant présent.

Le passé, c’est du passé, c’est une histoire. Le futur, ce ne sont que des projets, ce ne sont que des illusions finalement. On ne sait pas ce qui va se passer. Le plus important, c’est ce qui se passe aujourd’hui. 

Vivre l’instant présent et se sentir vivant !

Le plus important, c’est aussi de se sentir vivant, se dire : « que l’on soit malade ou pas, il n’y a pas de fatalité ». De surcroit, sans vouloir être alarmiste, on a tous une maladie qui sommeille en nous. On ne sait pas de quoi demain est fait, personne ne peut le savoir.

Personne ne peut vous dire que demain vous allez mourir d’un cancer ou que vous allez finir en fauteuil roulant. Quand on part du principe que vous êtes le seul à pouvoir créer votre futur, punaise ! Il y a tellement de possibilités, il y aune immensité de possibilités. C’est à partir de ce moment-là que la vie devient excitante ! On ouvre le champs des possibles.


Fabien : Ok, top. Merci Marine. Cela m’amène à te poser une autre question. Est-ce que l’idée, c’est de se dire, « je sors de ma zone de confort ou je repousse les limites de ma zone de confort ? »

La zone de confort selon Marine

C’est un peu la même chose j’ai l’impression. Je pense que la zone de confort, c’est le petit bébé qui est en chacun de nous. Celui que l’on a tous et qui ne te quittera jamais. La zone de confort est très différente d’une personne à une autre, et heureusement d’ailleurs.

Ce que je pense, c’est qu’on a tous envie d’avoir cette adrénaline un peu différente et de se sentir vivant. Cela va bien au delà de se contenter de ce que l’on a ou de ce que l’on connaît.

On constate que certaines personnes en ont peur, d’autres vont se lancer. D’autres encore ne vont pas forcément en sortir. Elles vont créer des projets tout en ayant un pied dedans, pour se rassurer.

Je pense que ça dépend de chaque personne. Il faut sortir de sa zone de confort comme on peut, comme on en a envie. Il ne faut pas être brutal. Certaines personnes ont tendance à penser qu’elles seraient incapable de faire ceci ou cela.

“Je ne pourrai jamais faire comme Mireille, Jean-Jacques, Abdel ou je ne sais qui d’autres encore…”.

Mais c’est quoi le plus important ?! Pour moi, c’est déjà d’arrêter de se comparer ! On entend toujours ce genre de truc « un tel a fait ceci, un tel a fait cela… Il faut que tu sortes un peu de ton boulot, métro, dodo… Non mais tu es mignonne ma cocotte mais j’ai mes impôts et mon loyer à payer, ma femme, mes enfants, mes trucs et mes machins…».

Il faut arrêter de se comparer et se recentrer !

Marine Barnérias

Le mec, il est bloqué, il est bloqué. Alors c’est facile à dire, « sors de ta zone de confort, écoute-toi ». Je pense sincèrement qu’il faut arrêter de regarder ce qui se passe à côté de soi et se recentrer sur ce que l’on aime à l’intérieur de notre cœur.

C’est ainsi que l’on arrivera à dépasser les limites. Et naturellement, sans aller regarder l’assiette du voisin et ce que fait l’autre, on arrivera sans s’en rendre compte à sortir de notre zone de confort.

Moi, je ne me suis jamais dit, « aller, c’est parti ! Je vais prendre mon sac à dos et sortir de ma zone de confort. Je vais repousser mes limites, je vais partir à la conquête du monde, youhouuuu ». Non, je me suis dit tout le contraire en fait. « J’ai trop peur, je ne sais pas ce que je vais faire ni où cela va me mener ». Et pourtant, pour la première fois de ma vie, j’étais connectée à ce que je ressentais.

D’ailleurs, je suis convaincue que l’on ne peut jamais prendre des sentiers aussi différents, aussi paradoxales que quand on commence à s’écouter. Et pour le coup, c’est la plus belle sortie d’une zone de confort, c’est de commencer par s’écouter !

Ce qui peut interpeller d’ailleurs car “s’écouter” pourrait nous maintenir à l’intérieur. Mais quand on commence sincèrement à l’expérimenter, il y a beaucoup de choses qui nous font dire : « Tiens mon coco, viens, on part… on part ailleurs, on quitte ce sentier ! ».

Pour conclure

Voilà, pour résumer je dirais que « sortir de sa zone de confort » correspond à pousser les barrières. Cela consiste à :

  • s’éloigner de la comparaison et se centrer sur ce qu’on a besoin d’être et de faire dans notre propre vie
  • faire fleurir beaucoup de choses qu’on n’imagine pas.

C’est sur ces mots que je quitte Marine pour la laisser continuer son aventure de vie. J’ai beaucoup appris en discutant avec elle, elle est surprenante de maturité. Du haut de ses 24 ans elle multiplie les projets et continue de capitaliser sur son histoire.

Que devient-elle ?

Quand elle parle de faire pousser des graines, elle à lancé un mouvement “Les botanistes”. Le but est de faire prendre conscience aux gens de l’importance de cultiver leur jardin intérieur. Leur précieux potager. 

Elle est aussi devenue présentatrice de l’émission “Littoral” sur France 3. Une belle aventure dans laquelle est prête son image de jeune fille authentique, dynamique, souriante et pleine de vie. Elle apprend ce métier au fur et à mesure, en étant naturelle.

Pour se quitter, je vous invite à écouter son clip en cliquant-ici ou sur l’image ci-dessous (oui, c’est moi, en bas à droite).

https://youtu.be/dKM-Q–plKc

Et n’oubliez pas :

Prenez soin de vous et faites tout pour être heureux

Fabien Foucaud

Philippe Beja : de SDF à entrepreneur à succès.

Philippe Beja : de SDF à entrepreneur à succès. 960 959 Fabien FOUCAUD

Pour vous montrer l’importance d’identifier un mentor, je vous propose de commencer votre lecture par ce que j’ai dis à Philippe Beja :

« Je vois en toi un mentor, j’observe beaucoup de similitudes entre ton parcours et le mien. J’ai la chance de t’avoir en exemple avec une dizaine d’années d’avance. Tu me montres le chemin et tu ne te rends probablement pas compte de l’impact que tu as sur ma vie. Pour tout ce que tu fais et le grand bonhomme que tu es je tiens à te dire un grand merci. Avec tout mon respect et ma gratitude ».

Philippe, quand as tu compris que tu pouvais être inspirant ?

Philippe Beja :

Je me suis aperçu hier devant ces 350 personnes (lors de son intervention au Biz Club Live 2017 d’Alexandre Roth) que mon parcours pouvait motiver plein de monde. Alors que je ne le pensais pas, sincèrement je ne le pensais pas… Je savais que j’avais un parcours atypique, mais je ne pensais pas que ça pouvait motiver des gens.

Je considère ce parcours comme une espèce de boulet ; une partie de ma vie que je ne voulais pas ressortir et que je ne veux pas dévoiler comme ça. Je ne pensais pas que ça pouvait aider les gens. Alors que, depuis hier (intervention au Biz Club Live 2017), je suis en pleine réflexion. Je me dis : « si mon parcours peut aider les gens, bah autant que j’essaie d’en parler un peu pour les aider, voir ce que je peux faire pour eux rien qu’en parlant ».

Fabien Foucaud : 

Bien sur Philippe ! C’est d’ailleurs pour cela que j’ai plein de questions à te poser… Il faut que tu me parles de ton histoire. Ce qui m’intéresse est de savoir d’où les gens viennent.

Ce que j’aime à dire est que (souvent), on voit la réussite de beaucoup de personnes célèbres (Michael Jordan, Walt Disney, Bill Gates, Teddy Riner et j’en passe) mais on ne voit jamais d’où ils viennent et tous les échecs qu’ils ont pu affronter de manière à en arriver là où ils sont. C’est ça qui est en hyper inspirant et c’est ça que les gens ont adoré dans ton intervention ce weekend. Des exemples il en existe encore beaucoup d’autres. On pourrait aussi parler d’Edith Piaf, de Charles Aznavour et de tant d’autres.

D’ailleurs toi Philippe, qui es tu ? Quel est ton parcours ?

Quand tu parles de Walt Disney, il y a toujours un truc qui m’a marqué. J’ai appris il n’y a pas longtemps que Walt Disney s’était fait licencier pour manque d’imagination. C’est un truc de dingue quand même ! Walt Disney quoi ?!?

Alors, moi, je suis chef d’entreprise depuis mes 20 ans. Et, comme tout chef d’entreprise (une grande majorité en tous cas), j’ai échoué ! Ce n’est évidemment pas ce que je souhaitais, mais c’est un parcours enrichissant. Pourquoi ? Car j’ai appris. Aujourd’hui j’en suis conscient, même si c’est vrai que sur le coup ce n’était pas du tout ça.

Pour moi, c’était un véritable échec. Je me considérais vraiment comme un moins que rien. Mais, avec les années, eh bien je m’aperçois qu’il fallait passer par ces étapes là pour grandir et réussir. Et en effet, ces 10 dernières années, il ne m’arrive que du bon avec mes entreprises, elles progressent constamment.

J’ai appris de mes échecs, j’ai évité de reproduire le même schéma, les mêmes erreurs. Et, inconsciemment, c’est ce qui fait que ça fonctionne aujourd’hui. Je suis à la tête d’un centre d’aqua fitness “Dynamic aqua”. Partager mon savoir pour aider les gens à perdre du poids par le sport me passionne.

Par ailleurs, j’aide aussi les entrepreneurs à vraiment croire en eux, vraiment au plus profond d’eux-mêmes. Dans les échecs, c’est ce qui m’a manqué énormément…

Qu’est-ce qui t’a manqué exactement ?

La confiance en moi ; de reprendre confiance en moi après mes échecs. Et ça, ça m’a véritablement manqué ! C’est pour ça que j’ai eu cette descente en enfer et que j’aurais pu rester vraiment très très bas, j’aurais pu… voilà, j’aurais été… bref, j’aurais pu aller beaucoup plus loin ! Une personne est venue vers moi et m’a dit :

« Mais moi j’ai confiance en toi, tu n’es pas un looser, tu n’es pas un raté. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui tu as subi tel échec, que je te regarde comme un moins que rien »

Alors que je pensais sincèrement que les gens me regardaient comme ça. Quand j’allais dans des réunions ou dans la salle de sport (pour évacuer cette rage), je pensais que c’était marqué en gros sur mon front : « Looser ». Et pourtant, le regard des autres était complètement différent. Je l’ai compris beaucoup plus tard. Beaucoup, beaucoup plus tard…

Qui est cette personne qui t’a tendu la main ?

C’est ma femme !Philippe Beja Sophie Beja Dynamic aqua

Je l’ai rencontrée à la salle de sport justement. Je l’ai aidée, j’essayais de lui apporter ce que je savais pour qu’elle prenne soin d’elle. Elle voulait arrêter de fumer sans prendre de kilos. Elle m’a dit, « tiens, ben aide moi, s’il te plaît à ne pas grossir ». Au fur et à mesure on s’est lié d’amitié jusqu’au jour où je lui ai dit : « mais voilà, je te kiffe en fait » ! C’était comme ça.

Malheureusement mes vieux démons m’ont rattrapé. Je lui ai dit : « non, s’il te plaît, je suis un looser, je suis un moins que rien, j’ai plein de casseroles, et je ne suis pas fait pour toi ». Et pourtant, elle m’a répondu :

« mais si, moi j’ai confiance en toi, j’ai confiance en toi, tu n’es pas un looser, ce n’est pas vrai. »

Et là, quand quelqu’un vous dit ça, tout de suite vous essayez de rebondir. Et voilà, c’est ce que j’ai fait.

Quels ont été tes pires échecs ?

A 20 ans j’ai eu une première entreprise avec laquelle je me suis endetté du jour au lendemain, en 24 heures ! Ca marchait très bien pour moi, puis du jour au lendemain, catastrophe ! En fait, j’ai organisé un concert qui s’est très mal passé. Il a fallu que je rembourse tous les participants mais je n’avais plus d’argent ! Endetté, du jour au lendemain alors que j’étais salarié.

Ensuite, j’ai créé une nouvelle entité, un peu plus importante, un peu plus grosse car j’en ai eu l’opportunité. Ça a très bien marché, vraiment très bien. Aujourd’hui, je pense que si je n’avais pas commis de grosses erreurs, j’aurais encore cette entreprise. Elle aurait du être une très grosse entreprise.

Mais voilà, j’ai échoué de nouveau pour d’autres raisons, des raisons d’associés. J’ai donné ma confiance à des gens qui m’ont trahi. Ca blesse encore plus. Ce n’est pas le fait d’échouer qui est dur, c’est la trahison qui fait beaucoup de mal. Je pense sincèrement que c’est cette trahison qui a fait que j’ai eu beaucoup du mal à me relever. Voilà, j’ai échoué et j’ai eu des centaines de milliers d’euros de dettes ! Et ça, ça a été très très, TRES dur…

Fabien Foucaud : 

Te rends tu compte finalement que ça t’a donné cette rage, cette puissance d’arriver où tu en es aujourd’hui. De réaliser des chiffres d’affaire en un temps record et de bouleverser le monde du commerce en dur en l’important sur le business en ligne…

Philippe Beja :

Je savais que j’étais en train de faire quelque chose de bien avec mon club de sport au niveau de ma communication mais je ne m’en suis pas aperçu tout de suite. Car, de ces différents échecs, j’ai toujours eu cette rage en moi et cette petite flamme qui me disaient : « s’il te plaît, prouve quand même aux gens que tu es quelqu’un de bien ». C’est pour cela que je me suis formé.

C’est ce qui m’avait manqué avec mes entreprises précédentes, ce manque de formation, de m’entourer de personnes qui pouvaient m’apporter et me faire grandir. Donc, je me suis formé au marketing. Quand j’ai créé mon club d’aqua fitness, « Dynamic Aqua », je me suis dit que j’allais communiquer différemment de ce que font mes concurrents ou les autres salles de sport.

J’ai digitalisé ma communication et j’ai impacté. Et hier, pendant le séminaire, un certain Franck Rocca est venu me voir et m’a dit : « Sais-tu que tu es le premier et le seul à avoir réalisé cette prouesse ? ». Voilà, j’ai réussi à digitaliser la communication d’un commerce en dur. Désormais, je pense que je vais pouvoir aider des commerçants à attirer du monde dans leurs commerces.

Par la suite, quelqu’un m’a posé cette question : « que penses-tu des centres villes où les magasins ferment ? ». Ma réponse a été simple : « battez-vous, essayez de trouver un moyen pour faire venir du monde dans votre commerce, n’attendez pas que eux passent le pas de la porte, allez les chercher ». Et c’est internet qui est le meilleur moyen pour aller les chercher.

Philippe, « comment être impactant avec de l’humour ! ».

Car tu as quand même été sacrément bon avec cette vidéo !… 😉

 

Ouais, ouais, c’est vrai, c’est vrai. En fait j’ai voulu créer le buzz sur ma zone avec cette vidéo. Une parodie des « Bodins ». C’est comme cela que j’ai annoncé l’ouverture imminente de “Dynamic Aqua”, mon club de sport d’aqua bike.

J’ai donc dit aux gens que j’allais faire de l’Aqua-poney. J’ai fait une vidéo sur l’Aqua-poney. Et les gens se sont dit : « mais c’est qui ce fou qui va mettre des poneys dans une piscine ? »

Ils ont tous réellement cru que j’allais mettre des poneys dans une piscine, ce n’était évidemment pas vrai, ce n’est pas possible de mettre des poneys dans une piscine. Et pourtant, c’est ce qui a fait le buzz. C’est ce qui a vraiment fait que mon commerce a explosé et que désormais les gens attendent mes vidéos en pensant : « mais qu’est-ce qu’il va nous sortir encore comme bêtise ? ». Maintenant, je fais un peu plus sérieux.

C’est en ne changeant rien que l’on obtient toujours les mêmes résultats

Fabien Foucaud :

Tu es un peu plus sérieux mais en même temps c’est ce grain de folie qui t’a clairement permis de te différencier, parce que ce n’est pas en faisant toujours la même chose qu’on obtiendra des résultats différents.

Philippe Beja :

C’est ça, je conseille beaucoup de chefs d’entreprise en leur disant : « Mais sincèrement, si tu fais exactement ce que tu faisais il y a trois ans, quels étaient les résultats que tu avais ? Si tu continues à faire la même chose qu’il y a trois ans, tu auras toujours le même résultat. Donc à un moment donné, si tu veux changer tes résultats, eh bien change quelque chose ».

C’est mon quotidien. Je me réveille tous les matins, parfois je dors même très peu la nuit, et je me dis, « mais qu’est-ce que je pourrais faire différemment pour provoquer encore des choses et augmenter mes résultats ». En fin de compte, ce n’est pas trop l’argent, ce n’est pas trop de faire en sorte que mon entreprise s’en sorte, c’est de ne plus échouer à nouveau, c’est ça qui m’anime le plus. Qu’est-ce que je peux faire pour éviter de nouveaux échecs. Ces échecs qui m’ont fait tellement de mal !…

Et si tu devais de nouveau subir un échec, comment le vivrais-tu ?

J’ai appris avec le temps !

Je dis souvent quand je cherche à faire quelque chose et que ça ne se présente pas comme je le voudrais, que je n’y arrive pas, que j’ai la rage, eh bien qu’à un moment donné, je me dis, « ben si ça ne se fait pas aujourd’hui, c’est que ça ne devait pas se faire aujourd’hui, peut-être que ça se fera demain ».

Voilà, et je pars toujours de ce principe-là. Si je dois échouer aujourd’hui ou demain, eh bien c’est que je devais échouer. Mais c’est qu’à un moment donné, c’est une loi universelle, c’est qu’à un moment donné, on est en train de me faire comprendre que j’ai oublié quelque chose, il faut donc que je l’apprenne. Donc tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences.

« Ne reste pas sur un échec, recommences ! ».

C’est comme une chute de cheval ! Pour surmonter la peur de retomber, il faut remonter de suite sur le cheval… Et c’est la même chose dans le monde de l’entreprenariat. C’est vrai que c’est un peu plus difficile, parce qu’il y a l’aspect financier, mais voilà : « tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences ».

Que dirais-tu sur « la solitude de l’entrepreneur » ?

Je sais que c’est la peur au quotidien de beaucoup de personnes qui veulent entreprendre, la solitude, le manque de soutien. Ce que j’aimerais dire aussi, c’est que vous n’êtes pas tout seul. Il faut accepter l’échec, des mains vont se tendre. Il faut rester ouvert à ces mains qui vont se tendre. Être prêt à les saisir.

Et pourtant, pendant quelques années, pendant une longue période, je n’étais pas ouvert du tout. On me tendait la main mais au vu de la trahison que j’avais déjà subi, je n’étais pas prêt du tout à saisir cette main. Je suis donc resté au fond.

Et, à un moment donné, j’ai accepté. Je me suis dis « ok, tu me tends la main, eh bien je vais essayer de la prendre, je vais voir ce que ça donne ». Et puis maintenant, on me tend énormément la main. Je suis surpris mais c’est comme ça. Et… oui, parfois, il faut accepter de se faire aider et d’accepter cette main. Il y a des choses  qu’on ne peut pas régler soi-même, tout seul dans son coin.

Fabien Foucaud :

Le secret n’est il pas de « donner pour recevoir » ? L’effet miroir…

Vu que l’on reçoit ce que l’on donne et que l’on attire aussi à nous des personnes qui nous ressemblent, cela peut-être compliqué quand on est au fond du trou. Quand tu n’es pas en super forme et que tu n’as pas confiance en toi, tu n’inspires pas le leadership…

Il y a un donc un gros travail à faire sur soi. Mais, un jour, une personne va venir te voir, et va sentir le leader en toi, même si tu te sens au fond du trou. Et ça revient à ce que tu disais tout à l’heure sur l’image que l’on a de nous, il faut réussir malgré tout à avoir une bonne posture. Et à un moment donné, la tendance va s’inverser.

Quel regard as-tu sur la dépression ?

Cela peut arriver, cela m’est d’ailleurs déjà arrivé. Mais je considère que la dépression, n’est pas une maladie, c’est juste un état d’esprit. C’est-à-dire que si vous êtes dans une mauvaise posture, en « énergie basse », on n’a pas trop envie de venir vous voir ni de vous aider. Par contre, si tu ouvres grand les épaules et que tu as une posture de leader, ce n’est pas possible de déprimer comme ça.

Tu affiches un large et beau sourire et c’est réglé ; tu as l’attitude d’un leader.

Quel est LE conseil de Philippe Beja ?

Le conseil que je pourrais vous donner aujourd’hui est de vous aimer. Peu importe par où vous êtes passés, que vous ayez subi des échecs ou que vous soyez en train de vous remettre en question, surtout, aimez-vous. Estimez-vous de la plus juste des manières, c’est ça le plus important. Il n’y a rien de plus déprimant que de se prendre pour un looser. J’ai beaucoup aimé l’intervention d’Antoine hier (lors du séminaire d’Alexandre Roth) qui conseillait de se répéter cette phrase haut et fort :

« Hey, c’est qui le patron ? C’est qui le patron ? »

J’exagère peut-être mais c’est ça, l’attitude du leader, rien que ça. Quand vous avez l’attitude du leader, les gens vont aller vers vous. Vous allez inspirer la confiance !

Il faut croire en vous. Moi je crois en vous !

Fin de l’interview réalisée lors du séminaire « Biz Club Live 2017 » organisé par Alexandre Roth.

Philippe Beja a eu une réelle prise de conscience lors de ce weekend, surtout à la fin de son intervention. Il a d’ailleurs reçu une standing ovation et à été élu le « meilleur speaker » du séminaire.

2 mois après, il décide de monter sur scène pour raconter son histoire. Il loue « l’Apollo Théâtre » à Paris 11 et rassemble 300 personnes. A l’heure où j’écris ces lignes il est en plein stress car nous sommes à quelques jours seulement de son passage sur scène. Il le fait pour plusieurs raisons avec l’une d’elles plus fortes que les autres : inspirer sa fille et lui montrer qu’il est possible de réaliser ses rêves dès lors que l’on s’en donne les moyens. Car pour lui :

“L’impossible n’existe pas”

Trouver votre mentor et collez le. Vous grandirez à ces côtés.

Prenez soin de vous et faites tout pour être heureux.

 

Marine Barnérias (SEPER HERO) : “Le voyage comme remède”.

Marine Barnérias (SEPER HERO) : “Le voyage comme remède”. 960 640 Fabien FOUCAUD

Le 3 avril 2015, on diagnostique à Marine, jeune étudiante dynamique de 21 ans, une sclérose en plaques, appelée plus communément SEP. C’est le chaos dans sa tête, le début d’une longue prise de conscience. Elle sera vu par de nombreux médecins lui apportant chacun un traitement à prendre, LE traitement.

Son mental est soumis à rude épreuve. Elle comprend que ses professionnels de la santé ont beau faire et dire tout ce qu’ils veulent, c’est elle qui à la maladie, c’est son corps qui lui envoie un message. Elle doit prendre sa vie en main ! Elle décide alors de partir avec son sac à dos pour “rencontrer buddha”.

Elle partira en Nouvelle Zélande à la rencontre de son corps, en Birmanie à la rencontre de son esprit et en Mongolie à la rencontre de son âme. Elle sait qu’elle doit faire ce voyage interdit qui va donner du sens à sa vie. Elle va nourrir cette estime de soi que l’on cherche tous à choyer. Elle reviendra avec des souvenirs pleins la tête et surtout en paix avec elle même, en paix avec sa maladie qu’elle appelle depuis sa “Rosy” Elle vit avec et non contre sa maladie. Une sacré belle histoire qui vaut tous les coachings de vie du monde !

Comment mieux se connaitre à travers nos épreuves (santé, gestalt therapy, yoga).

Comment mieux se connaitre à travers nos épreuves (santé, gestalt therapy, yoga). 600 800 Fabien FOUCAUD

Lisa à un message fort à nous faire passer et nous explique comment mieux se connaitre au travers de nos épreuves.

Son parcours et sa personnalité atypique construite autour de la résilience vont vous apporter de l’inspiration. Elle vous apporte des éléments de réponses pour améliorer votre santé par la médecine douce, des thérapies comme la gestalt, le yoga ou encore l’acupuncture.

Ecoutez bien la vidéo jusqu’à la fin car elle vous livre son meilleur conseil pour foncer vers l’acceptation de ce qui vous arrive et vous sentir mieux au quotidien. (sep, gestalt-therapy, psychologie).

Paul Fontaine : Comment “toucher l’horizon avec la mucoviscidose”

Paul Fontaine : Comment “toucher l’horizon avec la mucoviscidose” 1920 1080 Fabien FOUCAUD

Paul Fontaine se définit comme “Résilient, athlète, conférencier”. Atteint de la mucoviscidose depuis ses 2 ans, il vit “tout contre la mucoviscidose”, il veut l’embrasser, la séduire. Il réalise de nombreux exploits qu’aucun malade avant lui n’avait réalisé.

Les médecins lui déconseillent de courir, il termine le marathon de Paris à plusieurs reprises en améliorant son temps à chaque fois. Son mental d’acier lui apporte réussite, confiance et amour.

Aujourd’hui il est coach en neurosciences et donne des conférences sur la résilience et le dépassement de soi. Un magnifique exemple de courage, d’inspiration et de confiance en soi.