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Développement personnel

Comment mieux se connaitre

Comment mieux se connaitre 640 427 Fabien FOUCAUD

Salut les amis et bienvenue dans ce nouvel article où l’on va parler de méditation, « la Méditation Vipassana » (plus d’infos et de liens à la fin de l’article).

En guise d’introduction, je vous invite à regarder les deux vidéos :

  1. juste avant de rentrer dans le centre et donc de donner mon téléphone,
  2. juste après quand j’ai récupéré mon téléphone.

Vous allez voir la « petite différence », je vous laisse regarder ça (en cliquant sur la vidéo juste au-dessus).

Mon état d’esprit avant de commencer

Je suis arrivé au centre de méditation (le centre dhamma mahi en Bourgogne). La première des consignes est de donner son téléphone à l’organisation. Le fait est qu’il n’y a pas de réseau, donc de toute façon ça ne sert à rien d’avoir un téléphone et c’est certainement fait exprès. Je crois sincèrement que c’est le début d’une nouvelle vie. En tout cas, c’est ce que je suis venu chercher !

D’ailleurs, avant même de commencer le stage de 10 jours, le simple fait de savoir que je venais m’a fait me poser beaucoup de questions. C’est dur lorsque l’on sait pourquoi on vient. Je parle déjà doucement mais en fait je ne parlerai plus pendant 10 jours. Le cadre est fait pour être apaisé et face à soi-même. Donc ça va décaper. Voilà, eh bien, je vous dis à dans 10 jours.

Mon état d’esprit le dixième jour du stage

Eh bien voilà, ça y est, dix jours, les dix jours sont terminés. A ma grande surprise, je récupère mon téléphone. Je pensais le récupérer le matin du 11ème jour mais bon voilà, je le récupère. Je m’étais promis de faire une vidéo avant et une vidéo juste après.

Alors voilà, on a le droit de parler au bout du 10ème jour et ça fait un peu bizarre. C’est pourquoi il me paraissait important de faire cette 2 ème vidéo de manière à saisir le contraste avec la 1 ère lors de mon entrée dans le centre. Je pense que ça va se voir : le soulagement, l’apaisement hummm… c’est bon !

Franchement c’est bon ! C’est dur, mais c’est bon. Je ne vais pas m’étendre dans cette vidéo, je vous en dirai plus dans une prochaine ou dans la suite du montage, mais waouh c’est beau, c’est vraiment beau. J’ai vraiment envie de partager ça avec vous, même si c’est vrai que ça reste une expérience très personnelle.

C’est pourquoi je ne pourrais pas vous dire dans les détails ce qui s’est passé, c’est à chacun de le vivre. Mais dans tous les cas, c’est à vivre, c’est vraiment à vivre. Voilà. Soyez heureux, je vous embrasse.

Mon état d’esprit quelques jours plus tard, de retour à la maison

Voilà, cela me paraissait sympa ce principe d’une vidéo avant et une vidéo après. En l’occurrence on sent dans la première vidéo une certaine souffrance émotionnelle, une crainte, la peur de l’inconnu, ce qui est un peu normal.

On voit dans la deuxième vidéo quelqu’un qui est quand même plus heureux, soulagé, fier d’être allé au bout de ce stage. Les deux vidéos parlent d’elles-mêmes et je suis bien content de les avoir faites.

« Le changement est permanent ».

Héraclite

Je décris cette expérience comme moi un beau voyage. Ce que je retiens aussi est cette notion de changement permanent. C’est pourquoi, si je refais le stage dans un mois par exemple, je le vivrai encore différemment. Nous sommes soumis aux lois de la nature, au même titre qu’un arbre. C’est en restant assis et en observant les réactions de notre corps que l’on comprend tout cela. C’est pourquoi, vous le raconter ne serait pas forcément vous rendre service.

Si toutefois c’est quelque chose qui vous intéresse, je vous invite vivement à le vivre et à le vivre pleinement. C’est aussi le but de cette vidéo (article) : vous donner quelques astuces pour maximiser vos 10 jours sur place.

Trucs et astuces pour réussir son stage de 10 jours dans le silence

Je suis allé le faire en Bourgogne, au centre Dhamma Mahi, LE centre français de Méditation Vipassana. C’est un excellent centre, les locaux sont top (dont une partie est neuve avec une organisation au top aussi. Si vous souhaitez faire un stage de Méditation Vipassana en France, je vous conseille vivement ce centre. De toute façon, il n’y en a que deux en France : celui-ci et un autre dans le sud de la France.

Je vais aborder trois points :

  1. A quoi penser avant de partir.
  2. Comment bien en tirer profit.
  3. Mise en garde sur certains points.

À quoi penser avant d’y aller ? Quoi mettre dans votre valise ?

Un sweat à capuche ! Pourquoi un sweat à capuche ? Car pendant neuf jours pleins, on doit observer le « noble silence ». On ne doit pas rentrer en communication avec les autres : ni verbalement ni visuellement ni même physiquement. Aucune communication !

Ce sweat à capuche vous aidera à respecter ce noble silence car vous serez dans votre bulle. Les bénéfices de votre méditation seront vraiment augmentés. D’ailleurs vous pouvez aussi porter des lunettes de soleil. Je n’en avais pas mais certains en avaient et j’ai  regretté de ne pas en avoir pris.

D’une manière générale, prenez des affaires dans lesquelles vous êtes à l’aise, type jogging et plusieurs tee-shirts. Des vêtements dans lesquels vous êtes bien.

Pensez à prendre des chaussures pour marcher en sous bois. En Bourgogne, le centre est proche d’un sous bois, lors des temps de pause on peut aller y marcher. En fonction de la période à laquelle vous y allez, ça peut être un peu la gadoue, donc prenez des bonnes chaussures.

Prenez aussi des chaussons pour l’intérieur puisqu’il est interdit d’évoluer avec ses chaussures dans les bâtiments à l’intérieur. Enfin, prenez des claquettes pour les douches et les sanitaires.

Comme je vous le disais, une partie des bâtiments est neuve. Ce sont des chambres individuelles toutes carrelées, un peu comme des chalets avec une douche et des toilettes. Néanmoins, il y a aussi une partie dortoir dans lequel j’étais. C’est aussi très bien mais on est en dortoir donc il y a des chances d’avoir des ronfleurs comme voisins.

Prenez des boules quies de manière à bien dormir et si vous le pouvez, essayer de dormir avant que les ronfleurs se mettent en action. Prenez aussi des chaussettes bien chaudes car lorsque l’on médite pendant 10 heures sur des tapis (même assez épais) c’est plus agréable quand on n’a pas froid aux pieds.

Ah, tant que j’y pense, prenez de quoi écrire pour le retour, car vous allez beaucoup cogiter. Vous aurez pas mal de choses à remettre à jour et des actions à mener.

Comment bien profiter de votre stage de 10 jours dans le silence

La question qui revient souvent : « est-ce qu’il faut s’entraîner avant ? » Parce que c’est vrai qu’être assis pendant 10 heures par jour, même si il y a des temps de pause, c’est quand même costaud. Vous pensez peut-être vous entrainer six mois avant et vous vous dites : « je fais une demi-heure puis trois-quarts d’heure jusqu’à tenir une heure, et du coup, je serai plus à l’aise ».

Pour être tout à fait honnête, je ne me suis pas entraîné. J’y suis allé en ayant fait des petits tests, j’avais dû faire 25 minutes maximum, mais ce n’était pas quotidien. Donc, autant vous dire que j’y suis allé quasiment sans entraînement, sans être préparé physiquement. Et en fait, comment voulez-vous vous préparer, si ce n’est de réussir à faire jusqu’à 10 heures de méditation ? C’est quasiment impossible, il faut le vivre !

Ca sera douloureux, je ne vous le cache pas, mais ça fait partie du processus. Je ne vais pas rentrer dans le détail mais il est donc inutile (à mon sens) de vous entraîner comme un acharné pendant six mois avant. Je vous dirais presque que cela serait moins bien, connaissant le processus maintenant. Voilà, ma réponse est donc « non » il n’est pas utile de s’entraîner avant.

Dhamma Mahi, le centre français de méditation Vipassana

Le déroulé d’une journée au centre de méditation

  • 4h00 Réveil
  • 4h30 à 6h30 Méditation dans la salle de méditation ou dans votre chambre
  • 6h30 à 8h00 Pause petit déjeuner
  • 8h00 à 9h00 Méditation de groupe dans le hall
  • 9h00 à 11h00 Méditation dans le hall ou dans votre chambre selon les instructions de l’enseignant
  • 11h00 à 12h00 Pause déjeuner
  • 12h00 à 13h00 Repos et entretien avec l’enseignant
  • 13h00 à 14h30 Méditation dans le hall ou dans votre chambre
  • 14h30 à 15h30 Méditation de groupe dans le hall
  • 15h30 à 17h00 Méditation dans le hall ou dans votre chambre selon les instructions de l’enseignant
  • 17h00 à 18h00 Pause thé
  • 18h00 à 19h00 Méditation de groupe dans le hall
  • 19h00 à 20h15 Discours de l’enseignant dans le hall
  • 20h15 à 21h00 Méditation de groupe dans le hall
  • 21h00 à 21h30 Période pour les questions dans le hall
  • 21h30 Se retirer dans sa chambre. Extinction des lumières

Sans préjugés avec beaucoup d’observation

Aussi, n’y allez pas avec une attente précise, n’y allez pas avec un objectif précis. C’est l’erreur que j’ai faite. Regardez la vidéo du début, quand je rends mon téléphone. Je dis précisément que « c’est dur quand on sait pourquoi on vient ». Car, en effet, je venais avec une intention précise. Je voulais pleurer toutes les larmes de mon corps pour libérer des émotions accumulées depuis de nombreuses années. Et rien ne s’est passé comme je le pensais (ou comme je le souhaitais)…

Au fur et à mesure des jours (sans vous dire lequel car vous risqueriez, même inconsciemment, de l’enregistrer comme point de repère) j’attendais ce moment ou j’allais traverser une phase de douleur et de décharge émotionnelle. Mais cela n’est jamais venu. Ce moment n’arrivant pas, je ne profitais pas pleinement de tout ce qui m’était enseigné.  

Et finalement, c’était très bien comme ça car le but a été atteint. Mais si j’avais maintenu cette croyance et cette attente, je l’aurai très probablement moins bien vécu.

D’ailleurs, pourquoi j’avais cette attente ? Car comme vous, j’ai regardé sur internet et j’ai vu une jeune fille (Marine Barnérias, SEPER-HERO : le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie) qui l’avait fait et qui pleurait dans sa chambre. Donc je m’étais dit que j’allais aussi passer par cette phase-là, je m’étais créé une réalité.

Vivez le moment, observez ce qui se passe et c’est comme ça que vous travaillerez le mieux. Pas d’attente précise, pas de croyance, ne vous imaginez rien quant à ce stage. Allez-y vierge de tout préjugé, toutes critiques, qu’elles soient positives ou négatives, peu importe ce que vous disent les autres. Si vous sentez que vous devez y aller, allez-y et vivez ce moment pleinement.

Respectez les consignes !

Quelque chose de très important de manière à bien en tirer profit. On y est 10 jours. 10 jours, c’est long, mais c’est aussi hyper court. Quand ils vous demandent de respecter les consignes, respectez-les ! Le « noble silence » en est une primordiale. Il doit être respecté pendant neuf jours pleins, sans communiquer avec les autres, que cela soit verbalement, visuellement, ou physiquement.

Il n’y a pas non plus l’autorisation de lire. Vous êtes tout à fait autonome et responsable. Cela serait vraiment dommage de priver quelqu’un de son noble silence parce que vous ne le respectez pas. C’est vrai que c’est dur, on ouvre la porte, on tient la porte à quelqu’un, on a juste envie de le regarder, de le remercier mais non en fait, il ne le faut pas.

Je vous conseil de ne pas emmener de photos non plus. J’en avais pris une de mes proches, je ne l’ai pas sortie. En fait, ce n’est pas rendre service à votre mental. Le but étant vraiment de se retrouver en pleine introspection.  Alors forcément, dès que vous déviez, vous l’amenez à penser à autre chose qu’à vous-même. Je vous invite donc vraiment à ne rien amener ; pas de livre, pas de photo, pas de distraction, et de respecter toutes les consignes qu’ils vont vous donner.

Comment se passent les repas

J’ai tout testé pour prendre mes repas dans le réfectoire :

  • à table avec plusieurs autres participants,
  • à table tout seul,
  • face à une fenêtre, donc en regardant vers l’extérieur,
  • face au mur.

Eh bien le mieux pour moi, c’est face au mur. Vraiment face au mur, pourquoi ?

Parce que lorsque l’on est on est face au mur, on est face à soi-même. Lorsque l’on est devant une fenêtre, notre esprit vagabonde. Il va voir les arbres, regardé quelqu’un passé, voir des couleurs. Je me suis rendu compte que ce n’est pas comme ça que l’on travaille le mieux.

Le conseil que je vous donne est de manger lentement, face au mur, et surtout ne mangez pas trop. Car, au centre Dhamma Mahi, en Bourgogne, la nourriture végétarienne est excellente et en quantité. Donc on a envie de se resservir et de vraiment en profiter.

Il y a un petit déjeuner à six heures et demie et le repas du midi à 11 heures. On mange juste deux fruits à 17 heures, et après c’est fini jusqu’au lendemain. Donc, il n’y a que deux repas par jour.

Alors, on se dit, « le repas du midi, c’est bon, moi je vais me blinder, comme ça je vais pouvoir tenir jusqu’au lendemain matin ». Mais non, je vous conseille de ne pas abuser sur la nourriture. Mangez à votre faim mais sans plus et vous verrez que vous pourrez comme ça attaquer l’après-midi léger. Lorsque l’on mange trop on n’est pas bien donc on ne travaille pas bien. Que ça soit pour méditer ou autre chose d’ailleurs.

Le retour à la « réalité »

Je souhaite vous mettre en garde par rapport à quelque chose que j’ai vécu et qui m’a marqué : la fin du stage, le 10ème jour.

En effet, le jour 10, c’est le retour à la communication, on a le droit de parler avec les autres. J’ai commencé un mercredi soir ce qui fait que le stage nous a emmené jusqu’au samedi de la semaine qui suivait. Le samedi à 10 heures du matin, après trois heures de méditation, on a le droit de communiquer avec les autres. Mais alors, TOUT LE MONDE parle.

On se retrouve dans le réfectoire et dans l’espace de vie. Et là c’est une succession de : « ah salut, alors toi, comment ça va ? Tu as vécu cela comment ? Et toi, à ce moment là ça a été ça, et toi et machin ». C’est un brouhaha incessant ! Et puis il y à des vidéos qui parlent du développement du centre, de la Méditation Vipassana, de qui est SN Goenka etc.

Bref, on est soumis à une multitude d’informations alors que pendant neuf jours, on était en complète introspection. On n’a regardé personne et on n’a communiqué avec personne alors autant vous dire que c’est violent. Ce que je viens de vous décrire n’est autre que notre quotidien d’occidentaux pressés, sauf que l’on ne s’en rend pas compte tant que nous ne faisons pas une pause…

Faire une pause dans ce tumulte.

Du coup je suis parti au bout de 20 minutes, c’était vraiment trop. Je suis retourné en forêt me balader, me poser à l’extérieur et me retrouver seul. Prenez votre temps, surtout le 10ème jour, vous avez le temps ! Vous verrez que de toute façon le 10ème jour, il est quand même plus light, on médite encore, mais c’est plus light.

Vous aurez le temps de discuter avec les autres le lendemain pendant le voyage du retour si vous êtes en covoiturage ou si vous prenez le train.

N’allez pas « gâcher » les neuf jours de travail que vous aurez faits sur la dernière journée où vous allez énormément partager. Ce n’est pas vous rendre service que de discuter comme ça avec tout le monde. Voilà le conseil que je vous donne, allez-y tranquille le 10ème jour pour le retour à la communication.

Pour conclure

Voilà ce que j’avais à vous dire sur le stage de Méditation Vipassana qui est totalement gratuit. C’est organisé de manière tout à fait professionnelle et en plus c’est gratuit ! Ça fonctionne sous forme de dons. Les anciens étudiants au vu des bénéfices qu’ils en ont retirés, font un don sans aucune obligation. Si vous voulez repartir comme ça, vous repartez comme ça.

À aucun moment on ne vous force la main. Mais au vu des bienfaits, on a juste envie de donner. On peut faire un don financier ou donner de son temps. C’est-à-dire que l’on revient au centre l’espace d’une journée, d’un week-end, d’une semaine ou même pour un cours de 10 jours. On viendra pour être serveur (servant) et assurer la logistique pour les élèves, de manière à ce qu’ils bénéficient d’un cours de qualité.

D’ailleurs, j’en profite car c’est hyper important, je remercie les personnes qui étaient là à notre service, c’est vraiment ultra bénéfique. Ne serait-ce que ranger des chaises, faire le ménage, mettre les tapis dans la salle de méditation. On est là que pour méditer.

Les gars (appeler les « servants ») sont aux petits soins. Ils ne veulent pas que vous les aidiez à ranger les chaises ou que vous fassiez autre chose que méditer. Ils sont passés par là, donc ils savent.

Surtout, n’en faites pas plus que ce que l’on vous demande, c’est-à-dire de méditer. Respectez les horaires, les consignes et méditez. Vous êtes là pour vous, pour méditer, donc faites-le. Laissez « les servants » faire leur travail, ils sont là pour ça. C’est d’ailleurs gratifiant pour eux de servir d’autres élèves de manière à ce qu’ils bénéficient d’un cours de qualité. Voilà, c’est pour ça que voilà cela fonctionne sous forme de dons.

Tout le monde intervient sous forme de bénévolat. Ca fonctionne comme cela depuis des dizaines d’années puisque c’est S.N. Goenka qui a mondialisée cette technique de Méditation (Vipassana) depuis les années 1940.

Je n’ai rien d’autre à dire que : « allez-y », franchement c’est beau, c’est vraiment beau, c’est un beau voyage.

Après le stage, ils préconisent de méditer une heure le matin, une heure le soir et de refaire le stage une fois par an. Si vous pouvez le faire, c’est bien, tant mieux. Moi, je vous avoue qu’après 10 jours, j’ai médité tous les jours, mais pas une heure le matin et le soir. Et c’est vrai que c’est comme tout, quand on est dans notre bulle là-bas, on y est que pour ça, donc c’est génial. Et dès l’instant qu’on revient dans la vie « normale », c’est dur de s’astreindre à un tel rythme.

Néanmoins, je ne doute pas du réel bénéfice si on arrive à le faire. Charge à chacun de faire avec son emploi du temps.

C’est dans la difficulté que l’on grandit

Enfin, je vous dirais que « oui c’est dur ». Mais pour être tout a fait honnête, qu’est ce qui est vraiment bénéfique et qui est simple ? Franchement, dans tous les domaines, on ressort grandi, on est fier de ce que l’on a fait quand ça a été dur. Et là, physiquement c’est dur, même mentalement, mais c’est vraiment bon.

Comment percevoir la méditation Vipassana

Pour reprendre la réflexion d’un gars sur place avec qui on discutait juste avant le stage : « La méditation, c’est comme si vous preniez votre ordinateur et que vous le défragmentiez. Il est lent et les capacités sont au ralenti alors vous le défragmentez.

La méditation comparée à une défragmentation

Vous supprimez des fichiers, vous en classez d’autres, vous en retrouvez des magiques. Vous vous demandiez depuis des années où était ce super fichier, cette super vidéo, ce super document. Eh bien tout était là. Mais si vous ne défragmentez pas votre ordinateur, vous ne savez plus où se trouvent les choses ».

Le mental, c’est exactement la même chose. Ce stage de méditation permet de classer vos dossiers dans votre mental, de récupérer des choses que vous aviez en vous. Vous ne soupçonniez même pas ce que vous aviez en vous.

C’est effectivement de voir la réalité telle qu’elle est et de voir qui on est vraiment. Et ça, c’est vraiment puissant, c’est vraiment très très puissant. C’est pour ça que le parallèle entre l’ordinateur et nous est sympa.

Mettez dans les commentaires vos expériences si vous avez vécu un stage de Méditation Vipassana ou autre chose du même ordre. Ecrivez aussi vos questions en commentaire. Partagez cet article à votre entourage surtout si vous connaissez des personnes qui souhaitent faire ce genre d’expérience mais qui hésitent encore.

Voilà, c’est tout pour moi, je vous remercie beaucoup pour votre attention et je vous dis à bientôt.

D’ici la, prenez soin de vous et faites tout pour être heureux !

Quelques liens utiles :

De pompier de Paris à coach mental : une histoire de résilience

De pompier de Paris à coach mental : une histoire de résilience 640 456 Fabien FOUCAUD

Dis Fabien, c’est quoi un coach mental ?

Le but, l’objectif d’un coach mental est de tirer une personne vers le haut, l’amener à réaliser ses rêves et peut-être à déterminer quels sont-ils déjà. L’aider à définir des objectifs bien précis et l’accompagner pour les atteindre de manière écologique. L’aider à se poser les bonnes questions, voir les choses différemment, trouver le sens aussi à donner à sa vie. C’est quelque chose de primordial (on l’abordera plus loin, mais le sens que l’on donne à une vie est fondamental).

Malheureusement, je constate qu’il y a beaucoup de personnes réalisant des choses qui n’ont pas beaucoup de sens. Tu arrives à 50, 60, 70 ans, et tu te dis « merde, si j’avais su, si j’avais su, j’aurais peut-être fait les choses différemment »… Voilà ce qu’est un coach mental et quel est son rôle.

Ce n’est pas encore démocratisé. On a l’habitude d’avoir des coachs sportifs pour le corps et c’est quelque chose qui se voit. Alors que le mental n’est pas quelque chose de palpable. Et pourtant, on va voir que la personne “coachée” va changer de comportement et d’attitude. Elle devient plus confiante et se sent de plus en plus alignée.

« Mais, alors, c’est quoi la différence avec un psy ? »…

C’est quoi la différence avec un psychologue ?

  • Le P de psychologue comme le P de pourquoi ou encore le P de Passé. Pourquoi il m’est arrivé tel ou tel évènement dans le passé…
  • Le C de Coach comme le C de Comment ou encore le C de Croissance. Comment je vais capitaliser sur mon potentiel, comment je vais croitre, me développer et m’épanouir.

La différence c’est qu’un psy va aller chercher, gratter dans le passé, comprendre pourquoi la personne en est là aujourd’hui. Evoquer les blessures du passé et en chercher les causes profondes.

Là où un coach va arriver en complément du travail d’un psy, et, comme je disais tout à l’heure, tirer la personne vers le haut. On va prendre la personne comme elle l’est dans l’état présent, à l’instant T et on va s’orienter vers l’avenir. Alors, effectivement on peut évoquer des choses du passé, mais on ne va pas s’arrêter là-dessus. Bien au contraire, on va vraiment s’orienter belles images, beaux objectifs, rêves et avenir en capitalisant sur l’instant présent.

C’est exactement la méthode “Walt Disney” lorsqu’ils décident de sortir un film ou bien encore une animation dans un parc d’attractions. Ils ont différentes cellules :

  1. Une cellule “rêve” qui va penser le projet (film ou attraction) sans aucune limites ni barrières.
  2. Une cellule “réaliste” qui va être plus pragmatique et commencer à penser si le projet est viable.
  3. Une cellule “critique” qui va venir en opposition aux deux premiers et qui va permettre de mettre le doigt sur ce qui ne va pas

Pourquoi fais-tu ce métier aujourd’hui ?

C’est une histoire de vie, vraiment. Cela m’amène à parler un petit peu de mon parcours et de pourquoi j’en suis là aujourd’hui. J’en viens au sens que l’on donne à sa vie ; ce que je fais a donc beaucoup de sens.

12 juillet 1998, l’équipe de France de Foot devient championne du monde, c’est l’euphorie nationale ! Thierry Roland énoncera d’ailleurs cette phrase :

“Je crois qu’après avoir vu ça on peut mourrir tranquille. Bon, le plus tard possible mais quel pied, oh la la, quel pied. Ah c’est pas possible !…”

Il ne croyait malheureusement pas si bien dire car pour moi, c’est effectivement ce qu’il s’est passé. Deux jours plus tard, le 14 juillet 1998, je suis victime d’un accident de voiture avec 3 de mes amis dans lequel je perds l’un d’eux. J’étais déjà pompier volontaire mais je n’arrive pas à le réanimer.

Je vis cela comme une terrible épreuve et la subis comme un véritable échec. Mon rêve de devenir pompier de Paris s’écroule ! Mon ami est parti… c’est un gros choc, une grosse épreuve de vie.

Je me remets en question et je me dis, « il est parti, c’est donc à moi de réaliser ses rêves, en tout cas mes rêves. Il faut aller de l’avant ». Ainsi, je mets tout en œuvre pour intégrer les pompiers de Paris. Je défile sur les Champs-Elysées le 14 juillet 2000, c’est à dire 2 ans jours pour jours après mon accident. Ca restera un magnifique moment :

Je passe 17 ans dans cette unité d’élite.

Mars 2017, je pars en reconversion avec un projet professionnel tout à fait viable, accepté par la brigade. Mais, en fait, quand je quitte la caserne pour la dernière fois et que je passe la voûte, je me prends vraiment un véritable choc émotionnel. Je comprends que les 17 ans que je viens d’effectuer chez les pompiers de Paris étaient par rapport à cet ami.

Tout le projet que j’avais construit ces derniers mois s’écroulait, puisque ça n’avait plus de sens. “Mais quel sens je vais effectivement donner à ma vie aujourd’hui ? ». De nouveau je me remets en question. Intéressé par le développement personnel depuis plusieurs mois, je m’oriente vers le coaching mental. A titre personnel, dans un premier temps puisque j’ai été coaché et à titre professionnel par la suite puisque je me suis aussi orienté vers la certification.

Ma spécificité est d’accompagner les personnes ayant subi une épreuve de vie pour la transformer en force.

Qui a besoin d’un coach Fabien ?

On a tous besoin d’un accompagnement, qu’on aille bien, super bien ou pas très bien en fait. Aux États-Unis, sachant qu’ils sont quand même précurseurs dans beaucoup de domaines, c’est monnaie courante. Le coaching vient des États-Unis et ça se démocratise de plus en plus en France. C’est vrai qu’aujourd’hui ce n’est pas encore quelque chose qui est fréquent. Mais en tout cas, on a tous besoin d’un accompagnement, ça c’est une évidence. Ce n’est pas un hasard si les plus grands de ce monde on un coach (Obama, Clinton, Zidane, Tyson, Fourcade, Riner…).

Car aujourd’hui, tout va très vite, nous sommes soumis à un flux d’informations quotidien illimité que l’on a du mal à gérer. On se doit de prendre des décisions tout au long de notre vie. Mais c’est compliqué tout seul de prendre les bonnes décisions. C’est là qu’intervient un coach, il sera à côté de la personne pour l’accompagner et l’amener à se poser les bonnes questions et surtout trouver les bonnes réponses…

Qu’est ce que cela t’apporte de continuer à aider les autres ?

Je capitalise sur mes 17 ans de pompier de Paris. L’aide est quelque chose d’important pour moi. Ça me nourrit d’aider mon prochain, d’aider l’autre. Ça me nourrit énormément. Et c’est un peu ce que je déplore aussi dans la société aujourd’hui, c’est que c’est un peu chacun pour soi. Alors que, quand tu vas vers quelqu’un, ne serait-ce que donner la main à une dame ou à un monsieur âgé pour traverser une route, descendre d’un trottoir ou porter un caddie, peu importe, une aide quelconque, eh bien ça te nourrit toi en fait.

Soit, tu aides quelqu’un, mais toi ça t’apporte énormément de bien-être. Donc l’aide m’apporte ça en fait. C’est important de faire du bien autour de soi, ça apporte du bien-être, un équilibre, un alignement. Voilà, c’est ça que cela m’apporte.

Agis, maintenant ! Si tu ne changes rien, rien ne changera…

Quel message important voudrais tu faire passer ?

Inciter les gens à agir, maintenant ! Ne pas attendre les années qui passent car tout va super vite. D’ailleurs, on le dit souvent, « mais qu’est ce que ça passe vite. Oh mais, il a grandi, mais, que le temps passe… Non, on est déjà en telle ou telle année ?!… oh… mais c’est incroyable ». En fait, tu te complais dans ta situation et à aucun moment tu prends une décision pour changer les choses. Et tu te dis à un moment donné que ça va changer.

Si tu ne changes rien, rien ne changera !

L’idée est donc de dire aux gens : « Mais vas-y. Tu veux voyager, bah voyage, tu veux faire du théâtre, fonces, montes sur les planches ! ». Et ne trouve pas d’excuses en disant « je n’ai pas le temps, je n’ai pas d’argent, je ne sais pas où aller, j’ai peur ». Tout ça, ce sont des excuses que l’on veut bien se donner.

Elles permettent de rester dans sa zone de confort parce qu’on y est bien. Alors que dès l’instant où l’on sort de cette zone (ou que l’on en repousse les limites), on découvre des choses magnifiques. Allez discuter avec votre voisin que vous ne connaissez pas, cassez des barrières, dites bonjour, faites un sourire, sortez de cette zone de confort.

Des études ont été menées sur 1000 patients sur leurs lits de mort, dans leurs dernières semaines de vie. Une question leur a été posée, « qu’est-ce que vous auriez fait différemment ? ». 80 % ont répondu, « je regrette de ne pas avoir tenté des choses, de ne pas avoir essayé telle chose parce que je rêvais de le faire mais je ne l’ai pas fait et aujourd’hui eh bien je regrette ». Cette personne est partie avec ses rêves.

Voilà le message : il faut se donner l’autorisation de rêver et de réaliser ses rêves. Car oui, ça va trop vite.

Il vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets c’est ca ? Il faut oser ses rêves ?

Oui, il faut oser parce que si tu ne le fais pas, il y a une seule certitude, c’est que ça n’arrivera pas, tu n’en réaliseras pas. Alors que si tu les tentes, tu es susceptible d’en réaliser la moitié, les trois quarts peut-être. Après, effectivement, si l’on peut réaliser tous ses rêves c’est cool. Cela appartient à chacun en fait, ça appartient vraiment à chacun de déterminer ses rêves et de tout faire pour les réaliser.

Ton rêve sera de partir en randonnée une semaine en cheval alors que pour quelqu’un d’autre, ça va être quelque chose de complètement absurde. Et pour une autre personne, ça va être de sauter en parachute, d’aller dans l’antarctique, de faire une semaine de méditation… Voilà, ça appartient vraiment à chacun.

En tout cas, l’idée est de se poser les bonnes questions. Le simple fait de se poser déjà, parce que bien souvent les gens ne se posent pas, donc se poser, faire pause sur sa vie, et dire : « Ok, j’en suis où ? Qui je suis ? J’ai traversé ça et vers où je veux aller ? Avec qui aussi ? »…

On veut toujours quelque chose qu’on n’a pas. Je te donne un million d’euro…

Comment se rendre compte de notre richesse ?

Je te donne un exemple : tu perds la vue, du jour au lendemain. Malheureusement, ça peut arriver, ça n’arrive pas qu’aux autres. D’ailleurs c’est aussi un message à faire passer, c’est que non, ça n’arrive pas qu’aux autres. Bref, eh bien c’est dur de perdre la vue. Mais en même temps on te met un million d’euros sur ton compte. Tu perds la vue mais tu as un million d’euros sur ton compte. Cool ! Enfin, d’un côté c’est cool mais de l’autre…

Tu te réveilles le lendemain et, miracle de la science, il existe un remède pour retrouver la vue. On te dit : « voilà, il y a un remède à un million d’euros pour retrouver la vue ». Qu’est-ce que tu fais ?…

Donc tu vois que tu es riche. On ne se rend pas compte de la richesse que l’on a, de marcher, d’avoir de l’eau courante, d’avoir internet, de pouvoir voyager, d’avoir des amis, de la famille. Forcément, tu as des gens qui vont se dire, « bah oui, mais moi je n’ai pas ça, moi je n’ai plus mes parents, je n’ai plus de ci, je n’ai pas de ça ; je n’ai pas d’écran plat, je n’ai pas internet, je n’ai pas l’eau courante ». Mais tu as autre chose. Tu as la vue, tu es en bonne santé. Quelqu’un qui n’est pas en bonne santé a certainement autre chose.

L’idée, c’est de faire le focus sur ce qui va, sans évidemment nier ce qui ne va pas. Un gros coup, quelque chose de traumatisant. Mais c’est aussi se rendre compte de ce que l’on a. La société de consommation, c’est toujours vouloir les choses que l’on n’a pas quoi. C’est entretenu, par les médias, par ce flux d’informations qui nous est transmis. Nous sommes conditionné. Le message est donc aussi d’arrêter de regarder les médias !… 😉

Choisissez bien votre canal d’informations.

En tout cas, de se nourrir de quelque chose qui va nous faire du bien et non pas regarder les informations avec le générique des « Dents de la mer » au début en attendant de découvrir combien il y a eu de morts la veille. Mais ça plombe ! Oui, il y a des morts. Oui, il y a des attentats. Mais en fait, il n’y a jamais eu moins de morts à l’époque à laquelle on est que depuis la seconde guerre mondiale. Et ça, c’est la réalité. Pourtant, on se dit, « c’est la guerre en fait, on vit dans un monde de fous ». Non, non et non !! (nous vivons dans l’ère la plus pacifique de l’histoire)

Ne pas attendre… Ce que je fais a t’il du sens ?

Quelles leçons voudrais-tu tirer de ces dernières années ?

Je vais évoquer avec toi mon parcours de pompier où pendant presque 17 ans j’ai affronté un rythme très très soutenu ! On décale beaucoup (décaler veut dire partir en intervention). J’ai plusieurs leçons à en tirer en fait.

La première est que j’ai trop attendu pour monter en grade, prendre des responsabilités et du coup un peu moins partir sur intervention (quand tu montes en grade tu pars moins en intervention. Quand tu pars, c’est pour des interventions un peu plus conséquentes). Le rythme soutenu m’a amené à faire des erreurs. Une en particulier qui à coûté la vie d’une homme (SDF). C’est là où j’invite les gens à ne pas attendre, ne pas rester dans un poste qui ne leur convient plus en attendant l’erreur. Celle qui peut être fatale, qui peut être grave, très grave. Ca m’est arrivé. C’est pour ça que j’en parle. Et cela m’a coûté très, très cher. La leçon est donc de se poser cette question : « est-ce que ce que je fais aujourd’hui a du sens ? »

Car ce que je faisais n’avait plus de sens. Tout allait très vite, trop vite, j’étais fatigué. Je faisais beaucoup de sports, je cumulais les activités pour en arriver à faire des choses qui n’avaient plus de sens. Mais c’est grave ! C’est grave sauf que tant qu’il n’y a personne pour te taper sur l’épaule et te dire : « Attention, là tu n’es peut-être pas sur le bon chemin ou les décisions que tu prends ne sont pas forcément judicieuses ». Eh bien tu es seul et tu peux faire des erreurs, malgré toi.

J’aurais pu sauver 10 000 personnes, cela n’aurait rien changé…

Ce « toujours plus » n’est il pas une forme de fuite en avant ?

Bien sur, et c’est là quelque chose de très personnel. Mais effectivement… Je m’en suis rendu compte quasiment 20 ans après l’accident qui a coûté la vie à mon pote. Je m’étais inscrit dans une course incessante à sauver des vies pour rattraper son départ. Mais, j’aurais pu sauver 1.000 ou 10.000 personnes que cela n’aurait rien changé ! Jusqu’au jour où finalement ça s’est retourné contre moi, j’ai commis cette faute grave.

Et pourtant, il y a des signes en fait, il y a des signaux dans la vie qui te disent : « fais attention ». Je ne les ai pas forcément écouté, comme beaucoup. On n’écoute pas forcément, on observe, on se rend compte que “ça grince là, ça fait mal, mais on continue un peu ». Ben non, il ne faut pas continuer. Il faut vraiment prendre le temps d’analyser les choses, évoquer ce moment, cette sensation avec une personne. Un coach si possible, en tout cas une personne bienveillante, à l’écoute, qui va pouvoir analyser, avoir du recul et te faire comprendre qu’il serait judicieux de faire les choses différemment ».

Devons nous avoir des coups durs dans la vie pour comprendre et avancer ?

Selon moi, oui ! Pour ma part, il en a fallu deux ou trois quand même… Deux, trois coups du sort dont un saut en parachute qui a mal tourné ; je me suis bien rattrapé, mais… voilà, j’étais toujours sur la corde raide. Je voulais une nouvelle fois aller trop vite, j’ai plié trop rapidement mon parachute pour pouvoir remonter dans l’avion et sauter avec mes potes. C’est au moment de l’ouverture que j’ai compris que quelque chose n’allait pas. J’ai du libérer ma voile principal et finir mon vol avec la voile de secours. Ouf !

Quel soulagement de toucher la terre ferme. Mais c’est bien dans ces moments là qu’il faut comprendre qu’il est temps d’arrêter les bêtises car ça n’a plus de sens et ce n’est pas écologique. Ni pour toi ni pour ton entourage en fait !

Le danger, c’est aussi l’image que tu renvoies aux autres. Cette image de pompier de Paris où tu es un peu « adulé » ça nourrit ton ego. Et du coup tu y vas… tu persévère là-dedans. Et tu vas toujours plus loin, plus de sports, plus d’interventions, moins de sommeil, plus de sports extrêmes, toujours plus quoi ! Plus d’adrénaline, l’intervention toujours plus risquée… mais c’est toujours plus en fait ! Et, on en revient à ce que l’on disait tout à l’heure : la quête de ce que l’on n’a pas.

Quand tu es pompier, quand tu es dans des métiers un peu « à risques » ou en tout cas quand tu côtoies tes limites et que tu vas au-delà de tes limites, tu veux toujours aller plus loin. C’est une course sans fin… Et on n’en a jamais assez.

Pourtant, il faut savoir lever le pied, parce que sinon il t’arrive des problèmes. Et il m’en est arrivé !… Donc voilà, il faut savoir s’arrêter !

Le chemin que j’ai pris aujourd’hui me correspond beaucoup plus. Néanmoins, il est alimenté par ma vie passée, donc c’est ok. Il faut être ok avec ça. Je me dis que je devais passer par ces étapes-là pour être la personne que je suis aujourd’hui et avoir le recul nécessaire pour le dire aux autres…

10 jours, 100 heures de méditation, seul, face à soi-même…

Qu’est ce qui a changé ta vie après ce rythme effréné ?

J’ai fait une retraite spirituelle, un stage de méditation appelé « méditation Vipassana ». C’est un stage de 10 jours dans le silence que j’ai fait pendant ma période de reconversion après les pompiers de Paris. Et ça m’a fait un bien fou ! J’y allais pour me libérer émotionnellement de choses assez lourdes du passé et je me voyais pleurer. Je m’imaginais souffrir pour aller mieux derrière. Il ne s’est rien passé de tout ça. Je n’ai pas du tout souffert et pourtant… il y a eu un à un avant et un après (mon témoignage en vidéo).

C’est marrant parce que tu te mets dans la tête des idées préconçues en te disant, « bah voilà il faut que je pleure, il faut que je crie, il faut que je hurle pour aller mieux après ». Cela peut-être, pour certains, une solution. Mais en l’occurrence, moi ça ne l’était pas. J’avais juste besoin de me retrouver face à moi-même pendant 10 jours sans parler, sans communiquer avec les autres et ça a été un magnifique voyage. Tu fais une pause, tu te rends compte de qui tu es, pourquoi tu fais ce que tu fais aujourd’hui et vers où tu veux aller. A méditer…;)

Voilà comment je suis passé de pompier de Paris à coach mental. Voilà comment j’ai fais de mes épreuves de vie une force. Voilà comment je m’épanoui dans ma nouvelle vie, proches de mes valeurs et de ma vision de la vie.

Et toi, et vous ? Laissez moi un commentaire et dites-moi où vous en êtes !

D’ici la, prenez soin de vous et faites tout pour être heureux.

C’est quoi un coach mental ? Quelle est la différence avec un Psychologue ?

C’est quoi un coach mental ? Quelle est la différence avec un Psychologue ? 640 333 Fabien FOUCAUD

C’est quoi un coach mental ?

Le coach mental en fait, c’est vrai que ce n’est pas encore démocratisé. On a l’habitude de faire appel à des coachs sportifs pour le corps et c’est quelque chose qui se voit au contraire du mental.  Le mental, lui, n’est pas quelque chose de palpable, ce n’est pas visible immédiatement (quoi que…).

C’est pour ça qu’on a du mal à percevoir l’utilité ou l’évolution finalement de quelqu’un qui va être coaché, même si finalement l’évolution tu la vois parce que la personne va changer de comportement. Et le but, l’objectif d’un coach mental, c’est de tirer une personne vers le haut, de l’amener à réaliser ses rêves, à déterminer des objectifs bien précis et l’emmener vers ces objectifs-là.

Voilà, c’est se poser les bonnes questions, voir les choses différemment, trouver le sens aussi à donner à sa vie. C’est quelque chose que l’on abordera plus tard, mais le sens que tu donnes à ta vie, c’est quelque chose de primordial. Et malheureusement, je constate quand même qu’il y a beaucoup de personnes qui font des choses dans leurs vies qui n’ont pas beaucoup de sens. Et puis, tu arrives à 50, 60, 70 ans, tu dis « merde quoi, si j’avais su, si j’avais su, j’aurais peut-être fait les choses différemment », donc… voilà. Un coach mental c’est ca. On dit aussi coach de vie, guide, accompagnateur, conseiller… Alors, ok, on me pose souvent la question, « ouais, mais alors, c’est quoi la différence avec un psy ? »

C’est quoi la différence avec un psy

  • Le P de psychologue comme le P de pourquoi ou encore le P de Passé. Pourquoi il m’est arrivé tel ou tel évènement dans le passé…
  • Le C de Coach comme le C de Comment ou encore le C de Croissance. Comment je vais capitaliser sur mon potentiel, comment je vais croitre et développer mon potentiel.

La différence c’est qu’un psy va aller chercher, gratter dans le passé, comprendre pourquoi la personne elle en est là aujourd’hui en fait, comprendre les blessures du passé, et aller vraiment chercher les causes. La grosse différence avec un coach finalement c’est qu’il va intervenir en complément du travail d’un psy pour, comme je disais tout à l’heure, tirer la personne vers le haut.

On va prendre la personne comme elle l’est dans l’état présent, à l’instant présent, et on va s’orienter vers l’avenir. Alors, effectivement on peut évoquer des choses du passé, mais on ne va pas s’arrêter là-dessus. Bien au contraire, on va vraiment s’orienter belles images, beaux objectifs, rêves et avenir en capitalisant sur l’instant présent.

C’est exactement la méthode “Walt Disney” lorsqu’ils décident de sortir un film ou bien encore une animation dans un parc d’attractions. Ils ont différentes cellules :

  1. Une cellule “rêve” qui va penser le projet (film ou attraction) sans aucune limites ni barrières.
  2. Une cellule “réaliste” qui va être plus pragmatique et commencer à penser si le projet est viable.
  3. Une cellule “critique” qui va venir en opposition aux deux premiers et qui va permettre de mettre le doigt sur ce qui ne va pas

Voilà ce que j’avais à vous dire sur ce qu’est un coach mental et ce qui le diffère d’un psychologue. Je serais ravi de répondre à vos questions que vous pouvez poser en commentaires juste en dessous de cet article.

D’ici là, prenez soin de vous et faites tout pour être heureux !

Comment déterminer ses objectifs avec succès : 6 étapes stratégiques !

Comment déterminer ses objectifs avec succès : 6 étapes stratégiques ! 640 426 Fabien FOUCAUD

Nous avons souvent des idées plein la tête et une multitude de tâches à réaliser. La difficulté provient souvent du fait de ne pas savoir prioriser ce que l’on a à faire. Dans cette vidéo je vous livre 6 points clefs qui vous permettront d’une part de déterminer vos objectifs mais aussi et surtout de les atteindre avec succès.

Ces techniques sont issues de mon expérience personnelle et sont enseignées dans les écoles de management. Ce sont souvent les outils les plus simples qui fonctionnent le mieux. Vous connaissez le cycle d’amélioration continue ou encore PDCA ?

Depuis que je suis coach, je suis souvent avec mes clients pour leurs objectifs. Ils ont la même difficulté à élaborer un plan stratégique et ainsi être efficient. Nous prenons donc le temps de reprendre ces 6 points clefs et régulièrement ils changent de point de vue. Leurs priorités n’en sont plus et ce qui paraissaient difficile à réaliser devient accessible.

A vous de jouer ! Et laisser en commentaire ce qui fonctionne pour vous.

Comment aborder sereinement la quarantaine

Comment aborder sereinement la quarantaine 334 334 Fabien FOUCAUD

Le coaching de l’âge mûr

Le coaching peut aider les adultes à voir les avantages et les inconvénients des changements qui accompagnent le vieillissement. En tout cas, il démystifie l’idée que le vieillissement est un déclin en s’appuyant sur un modèle de développement des cycles de vie.

Les coaches cherchent à voir chez leur client les forces émergentes et les déficits liés à leur cycle de vie, leurs besoins concrets (nutrition, exercice, problèmes financiers), l’importance de leur vie sociale, amicale et familiale. Le plus gros problème de la plupart des adultes est qu’ils perdent de vue en vieillissant les attentes légitimes et les possibilités fantastiques de leur avenir. Le temps qui nous reste est tout ce que nous possédons, aussi le coach doit-il aider son client à rester en permanence dans le vent, toutes voiles dehors, les mains sur le gouvernail.

 

Ainsi, pour les adultes à mi-vie le coaching peut offrir les pistes suivantes :

  • remettez en questions tous les stéréotypes liés au vieillissement ;
  • gérez le vieillissement mais refusez de devenir vieux ;
  • favorisez en vous une attitude positive vis-à-vis de l’âge ;
  • apprenez à gérer le stress et investissez dans votre famille et vos amis ;
  • restez actif physiquement et suivez la règle des 10 % (chaque mois, pendant six mois, accroissez ou améliorez de 10 % votre activité physique, votre nutrition, votre sommeil, vos activités intellectuellement stimulantes; et réduisez de 10% les calories, l’alcool, le stress, la fumée et la télé!) ;
  • restez en apprentissage permanent et battez-vous pour vous maintenir intellectuellement en phase avec votre domaine d’expertise ;
  • conservez une palette riche d’activités et de savoir-faire ;
  • vivez au maximum de vos possibilités mais restez libre de vous adapter.

Les coaches aguerris savent que, si les quadragénaires sont les plus demandeurs d’audit personnel, de recentrage et de qualité de vie, les quinquagénaires sont ceux qui connaissent le pourcentage le plus élevé de gens satisfaits de leur vie. Ces derniers veulent surtout travailler plus intelligemment équilibrer leur vie entre le travail et le reste, et s’engager dans des activités extérieures qui mettent en valeur leur talent. Quant à ceux de soixante ans, ils recherchent plus de simplicité, d’intimité, de spiritualité… et des occasions de devenir des mentors eux-mêmes.

Dans quelle étape de vie vous trouvez-vous ?

Dans quelle étape de vie vous trouvez-vous ? 640 426 Fabien FOUCAUD

Passer par les transitions de la vie

Les adultes font l’expérience du changement dans deux types d’état : soit ils vivent un chapitre de vie, soit ils traversent un passage (transition). Chapitres et passages s’enchaînent par cycles, le changement et la continuité sont des forces permanentes et positives de la vie d’adulte.

Pendant un « chapitre de vie », le monde paraît stable, plein d’opportunités de croissance. Le coaching est alors utilisé pour améliorer les performances.

Pendant un « passage » (transition), les individus voient le monde comme chaotique, peu fiable et « punitif ». Ils se tournent vers l’intérieur, se désengagent, déconstruisent le chapitre précédent, ils tissent leur cocon, mais ce dernier est lui aussi plein de promesses. Les adultes devraient être formés à gérer aussi bien leur chapitre de vie que leurs transitions. Les coaches peuvent les aider où qu’ils en soient de ce cycle.

La phase 1 est une période de succès et de stabilité, qui parait linéaire. Le coach doit aider son client à se fixer des objectifs intéressants.

La phase 2 est une période d’ennui et de nervosité qui peut déboucher sur une « transition » qui va améliorer la phase 1 ou sur un passage (transition) qui amène l’individu à chercher des directions nouvelles. Le coaching dans la phase 2 aide le client à envisager une porte de sortie.

La « transition » modifie la donne du chapitre par un déménagement, un changement de travail, un changement de partenaire de vie ou un retour en formation. Le passage (transition) renouvelle et transforme la personne elle-même.

La phase 3 est celle de l’introspection profonde, de la recherche de sens et de ressources nouvelles pour l’avenir. C’est le moment où le coach aide son client à trouver ses valeurs et ce à quoi il croit, c’est « le coaching de l’être ».Cette phase produit de l’estime de soi, du renouveau, du courage.

Dans la phase 4, l’individu sort progressivement de son cocon et se prépare à affronter de nouveaux défis : il est en général plein d’énergie, de créativité, il recherche de nouvelles directions. Un coach sait qu’un passage (transition) prend du temps et ne presse pas son client.

Le travail du coach, par ses questions, est donc de repérer dans quel stade de vie se trouve son client: état stable ou état de transition ? Une mini-transition ou un passage ? Dans quelle phase et quelles activités l’encourager à essayer ? Quelle est sa résistance au changement et comment valoriser sa marche en avant ? Quelles sont les forces sur lesquelles il peut s’appuyer ? Quelle est sa vision de l’avenir ? S’il est en transition, que doit-il faire pour évaluer ce qu’il doit garder, rejeter, poursuivre ? Y at-il des sources externes de changement qui déclenchent cette transition ? Qu’attend mon client de mon coaching ? Quelles étapes a- t-il identifiées ?