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Fabien Foucaud

Se dépasser pour mieux se connaitre

Marine Barnérias – Seper Hero : Le voyage comme remède

Marine Barnérias – Seper Hero : Le voyage comme remède 960 640 Fabien FOUCAUD

Aujourd’hui, on rencontre Marine Barnérias, alias “Seper Hero”. Elle a énormément de choses à nous dire et son message est très inspirant. Son livre « Le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie » est juste un carton, il est exceptionnel.

Je vous invite vraiment à vous le procurer et à le lire. Vous allez être transporté émotionnellement, vous allez voyager avec elle au travers de son histoire. Comme à son habitude, elle nous parle avec beaucoup d’authenticité et de vérité, on va passer un moment top.

Allez, c’est parti avec Marine.

Alors, comment ça va, Marine ?

Eh bien écoute, moi ça va au top. Je suis ravie que tu viennes me visiter justement à Paris. C’est cool ! Et puis on a trouvé un petit endroit sympa pour échanger. On est sur petit pont au-dessus de ce magnifique canal saint Martin. On interfère un peu le chemin de tout le monde, mais on est super bien !

Qui tu étais avant, qu’est ce qui t’es arrivé ?

Alors, qui j’étais avant ? Je pense qu’avant j’étais une personne qui vivait complètement à l’extérieur de son corps et d’elle-même. Et suite à ce petit intrus qui s’est immiscé dans ma vie, j’ai essayé d’aller voyager à l’intérieur de mon être. (Petit intrus qui s’appelle « Rosy », petit surnom de la sclérose en plaques),

Mon projet SEPER HERO est simple. On m’a diagnostiquée d’une sclérose en plaque en 2015. Plutôt que d’accepter un quelconque traitement médical, j’ai décidé de partir faire un petit voyage. Je suis parti à travers trois pays et à trois thèmes :

  1. pour commencer, je me suis embarquée avec mon corps, ma vieille carcasse d’1,60m, sur les terres Néo-Zélandaises.
  2. ensuite, je suis partie avec l’esprit en Birmanie,
  3. pour finir avec l’âme en Mongolie.

A la suite de ce voyage, j’ai essayé d’avoir cet équilibre entre mon corps et mon cerveau. Tout ceci pour continuer justement sur ce chemin qui ne sera jamais acquis. J’ai d’ailleurs encore beaucoup de choses à découvrir.

Voilà qui je suis maintenant. Je n’ai pas changé, j’ai évolué sur un “petit point”. J’ai découvert beaucoup de graines (en référence aux graines d’un potager) pendant cette aventure. Et maintenant, il va falloir que je les fasse fleurir. C’est le voyage qui commence en fait !

Tout commence après le voyage ?

Eh bien pour moi, oui ! Tout commence après le voyage car ça a été un voyage intérieur. Pour le moment c’est le début de l’aventure car, quand on découvre quelque chose il faut le faire fructifier. “Ce n’est pas ce qui nous arrive le plus important, c’est ce que l’on en fait” (J.Salomé).

Il faut le comprendre, l’exploiter, l’analyser. Il faut surtout essayer de le mettre dans sa vie. Car c’est facile de vivre et de découvrir des choses loin de ce tumulte parisien. Désormais il faut se dire : « qu’est-ce qui se passe ici ? Comment on arrive à rapporter tous ces beaux projets, tous ces souvenirs, toutes ces rencontres ?  Comment je vais les implanter dans votre cœur et les faire fructifier ici à Paris ? ».

C’est donc le voyage qui débute avec des nouvelles rencontres pour continuer sur ce chemin. Comme toi Fabien. On s’est rencontré, on fait une petite vidéo, et puis qui sait où cela nous emmènera ?!… Voilà, tout cela consiste à mettre des graines supplémentaires en fait.

Fabien : Cela m’amène à dire qu’on a tous un chemin de vie, on a tous une histoire de vie. L’idée est donc de s’interpeller sur le sens que l’on souhaite donner à sa vie. Elle passe trop vite, et bien souvent, on ressent des difficultés à identifier le sens que l’on souhaite lui donner. Je pense qu’il faut s’attarder là-dessus.

Cette maladie, “Rosy”, a t’elle orienté le sens que tu devais donner à ta vie?

Je pense sincèrement que l’on a tous cette volonté de donner du sens à notre vie. Que l’on soit malade ou pas d’ailleurs, je pense qu’on a tous cette détermination. Mais il est vrai qu’après, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Cette maladie qui s’est immiscée en moi m’a fait réaliser que j’étais en train de passer à côté de ma vie. Elle a aussi fait naître cette volonté de me dire,

« Punaise, Marine, comment tu vas faire pour cohabiter et être toi-même ? ».

Parce que, avant, j’avais envie de faire plein de choses. J’avais envie d’avoir un métier qui me plaisait par exemple, mais toutes ces choses dépendaient des autres. Et en fait, je ne me suis jamais dit, « mais Marine ?! Qui es tu ? Vers où veux tu aller ?…».

Cette maladie, elle m’a permis de m’ancrer en fait. Elle m’a permis de me dire : « Avant de vouloir faire tout ce que tu imagines de faire, est-ce que tu te connais ? Avant de vouloir donner du sens à tout ce que tu peux imaginer, est-ce que déjà, tu te donnes du sens à toi, de la valeur ? ». Et ça en fait, je me suis rendue compte que « oh putain, je vivais bien à côté de mes pompes ».

Et tu t’en es rendue compte à quel moment ?

Mon corps m’a donné beaucoup de signaux avant d’être malade. Beaucoup de clignotants qui me disaient, « fais-gaffe ma cocotte, fais-gaffe, ce n’est pas ton truc, tu vas trop vite ». Notre corps nous parle à l’infini ! Avant d’être diagnostiqué, mon corps m’a donné plein de signaux. Il fallait que je lève le pied, que je m’écoute, que j’arrête d’être dans des excès.

Je suis une fille très excessive, que ça soit dans les émotions ou encore dans les « waouh, trop cool ». Dans les moments de tristesse ou dans plein de domaines en fait… J’étais loin de cet équilibre de vie tant recherché.

Je pense que cette maladie m’a fait mettre en avant ces deux entités qui étaient complètement opposées. Elle m’a fait me dire, « ok Marine, essaie de trouver l’équilibre avec tout ça. Tu pourras enfin construire et mettre du sens dans ce que tu as envie de créer ».

Donc, ça t’a rendu service ?

Ça m’a rendu plus que service ! Maintenant, ma ptite Rosy, je la remercie  carrément. Je la remercie ! Même si on ne sait pas ce qui va se passer dans les années à venir, ce n‘est pas grave. Personne ne sait ce qui va lui arriver d’ailleurs. il faut vivre l’instant présent.

Le passé, c’est du passé, c’est une histoire. Le futur, ce ne sont que des projets, ce ne sont que des illusions finalement. On ne sait pas ce qui va se passer. Le plus important, c’est ce qui se passe aujourd’hui. 

Vivre l’instant présent et se sentir vivant !

Le plus important, c’est aussi de se sentir vivant, se dire : « que l’on soit malade ou pas, il n’y a pas de fatalité ». De surcroit, sans vouloir être alarmiste, on a tous une maladie qui sommeille en nous. On ne sait pas de quoi demain est fait, personne ne peut le savoir.

Personne ne peut vous dire que demain vous allez mourir d’un cancer ou que vous allez finir en fauteuil roulant. Quand on part du principe que vous êtes le seul à pouvoir créer votre futur, punaise ! Il y a tellement de possibilités, il y aune immensité de possibilités. C’est à partir de ce moment-là que la vie devient excitante ! On ouvre le champs des possibles.


Fabien : Ok, top. Merci Marine. Cela m’amène à te poser une autre question. Est-ce que l’idée, c’est de se dire, « je sors de ma zone de confort ou je repousse les limites de ma zone de confort ? »

La zone de confort selon Marine

C’est un peu la même chose j’ai l’impression. Je pense que la zone de confort, c’est le petit bébé qui est en chacun de nous. Celui que l’on a tous et qui ne te quittera jamais. La zone de confort est très différente d’une personne à une autre, et heureusement d’ailleurs.

Ce que je pense, c’est qu’on a tous envie d’avoir cette adrénaline un peu différente et de se sentir vivant. Cela va bien au delà de se contenter de ce que l’on a ou de ce que l’on connaît.

On constate que certaines personnes en ont peur, d’autres vont se lancer. D’autres encore ne vont pas forcément en sortir. Elles vont créer des projets tout en ayant un pied dedans, pour se rassurer.

Je pense que ça dépend de chaque personne. Il faut sortir de sa zone de confort comme on peut, comme on en a envie. Il ne faut pas être brutal. Certaines personnes ont tendance à penser qu’elles seraient incapable de faire ceci ou cela.

“Je ne pourrai jamais faire comme Mireille, Jean-Jacques, Abdel ou je ne sais qui d’autres encore…”.

Mais c’est quoi le plus important ?! Pour moi, c’est déjà d’arrêter de se comparer ! On entend toujours ce genre de truc « un tel a fait ceci, un tel a fait cela… Il faut que tu sortes un peu de ton boulot, métro, dodo… Non mais tu es mignonne ma cocotte mais j’ai mes impôts et mon loyer à payer, ma femme, mes enfants, mes trucs et mes machins…».

Il faut arrêter de se comparer et se recentrer !

Marine Barnérias

Le mec, il est bloqué, il est bloqué. Alors c’est facile à dire, « sors de ta zone de confort, écoute-toi ». Je pense sincèrement qu’il faut arrêter de regarder ce qui se passe à côté de soi et se recentrer sur ce que l’on aime à l’intérieur de notre cœur.

C’est ainsi que l’on arrivera à dépasser les limites. Et naturellement, sans aller regarder l’assiette du voisin et ce que fait l’autre, on arrivera sans s’en rendre compte à sortir de notre zone de confort.

Moi, je ne me suis jamais dit, « aller, c’est parti ! Je vais prendre mon sac à dos et sortir de ma zone de confort. Je vais repousser mes limites, je vais partir à la conquête du monde, youhouuuu ». Non, je me suis dit tout le contraire en fait. « J’ai trop peur, je ne sais pas ce que je vais faire ni où cela va me mener ». Et pourtant, pour la première fois de ma vie, j’étais connectée à ce que je ressentais.

D’ailleurs, je suis convaincue que l’on ne peut jamais prendre des sentiers aussi différents, aussi paradoxales que quand on commence à s’écouter. Et pour le coup, c’est la plus belle sortie d’une zone de confort, c’est de commencer par s’écouter !

Ce qui peut interpeller d’ailleurs car “s’écouter” pourrait nous maintenir à l’intérieur. Mais quand on commence sincèrement à l’expérimenter, il y a beaucoup de choses qui nous font dire : « Tiens mon coco, viens, on part… on part ailleurs, on quitte ce sentier ! ».

Pour conclure

Voilà, pour résumer je dirais que « sortir de sa zone de confort » correspond à pousser les barrières. Cela consiste à :

  • s’éloigner de la comparaison et se centrer sur ce qu’on a besoin d’être et de faire dans notre propre vie
  • faire fleurir beaucoup de choses qu’on n’imagine pas.

C’est sur ces mots que je quitte Marine pour la laisser continuer son aventure de vie. J’ai beaucoup appris en discutant avec elle, elle est surprenante de maturité. Du haut de ses 24 ans elle multiplie les projets et continue de capitaliser sur son histoire.

Que devient-elle ?

Quand elle parle de faire pousser des graines, elle à lancé un mouvement “Les botanistes”. Le but est de faire prendre conscience aux gens de l’importance de cultiver leur jardin intérieur. Leur précieux potager. 

Elle est aussi devenue présentatrice de l’émission “Littoral” sur France 3. Une belle aventure dans laquelle est prête son image de jeune fille authentique, dynamique, souriante et pleine de vie. Elle apprend ce métier au fur et à mesure, en étant naturelle.

Pour se quitter, je vous invite à écouter son clip en cliquant-ici ou sur l’image ci-dessous (oui, c’est moi, en bas à droite).

https://youtu.be/dKM-Q–plKc

Et n’oubliez pas :

Prenez soin de vous et faites tout pour être heureux

Fabien Foucaud

Comment mieux se connaitre

Comment mieux se connaitre 640 427 Fabien FOUCAUD

Salut les amis et bienvenue dans ce nouvel article où l’on va parler de méditation, « la Méditation Vipassana » (plus d’infos et de liens à la fin de l’article).

En guise d’introduction, je vous invite à regarder les deux vidéos :

  1. juste avant de rentrer dans le centre et donc de donner mon téléphone,
  2. juste après quand j’ai récupéré mon téléphone.

Vous allez voir la « petite différence », je vous laisse regarder ça (en cliquant sur la vidéo juste au-dessus).

Mon état d’esprit avant de commencer

Je suis arrivé au centre de méditation (le centre dhamma mahi en Bourgogne). La première des consignes est de donner son téléphone à l’organisation. Le fait est qu’il n’y a pas de réseau, donc de toute façon ça ne sert à rien d’avoir un téléphone et c’est certainement fait exprès. Je crois sincèrement que c’est le début d’une nouvelle vie. En tout cas, c’est ce que je suis venu chercher !

D’ailleurs, avant même de commencer le stage de 10 jours, le simple fait de savoir que je venais m’a fait me poser beaucoup de questions. C’est dur lorsque l’on sait pourquoi on vient. Je parle déjà doucement mais en fait je ne parlerai plus pendant 10 jours. Le cadre est fait pour être apaisé et face à soi-même. Donc ça va décaper. Voilà, eh bien, je vous dis à dans 10 jours.

Mon état d’esprit le dixième jour du stage

Eh bien voilà, ça y est, dix jours, les dix jours sont terminés. A ma grande surprise, je récupère mon téléphone. Je pensais le récupérer le matin du 11ème jour mais bon voilà, je le récupère. Je m’étais promis de faire une vidéo avant et une vidéo juste après.

Alors voilà, on a le droit de parler au bout du 10ème jour et ça fait un peu bizarre. C’est pourquoi il me paraissait important de faire cette 2 ème vidéo de manière à saisir le contraste avec la 1 ère lors de mon entrée dans le centre. Je pense que ça va se voir : le soulagement, l’apaisement hummm… c’est bon !

Franchement c’est bon ! C’est dur, mais c’est bon. Je ne vais pas m’étendre dans cette vidéo, je vous en dirai plus dans une prochaine ou dans la suite du montage, mais waouh c’est beau, c’est vraiment beau. J’ai vraiment envie de partager ça avec vous, même si c’est vrai que ça reste une expérience très personnelle.

C’est pourquoi je ne pourrais pas vous dire dans les détails ce qui s’est passé, c’est à chacun de le vivre. Mais dans tous les cas, c’est à vivre, c’est vraiment à vivre. Voilà. Soyez heureux, je vous embrasse.

Mon état d’esprit quelques jours plus tard, de retour à la maison

Voilà, cela me paraissait sympa ce principe d’une vidéo avant et une vidéo après. En l’occurrence on sent dans la première vidéo une certaine souffrance émotionnelle, une crainte, la peur de l’inconnu, ce qui est un peu normal.

On voit dans la deuxième vidéo quelqu’un qui est quand même plus heureux, soulagé, fier d’être allé au bout de ce stage. Les deux vidéos parlent d’elles-mêmes et je suis bien content de les avoir faites.

« Le changement est permanent ».

Héraclite

Je décris cette expérience comme moi un beau voyage. Ce que je retiens aussi est cette notion de changement permanent. C’est pourquoi, si je refais le stage dans un mois par exemple, je le vivrai encore différemment. Nous sommes soumis aux lois de la nature, au même titre qu’un arbre. C’est en restant assis et en observant les réactions de notre corps que l’on comprend tout cela. C’est pourquoi, vous le raconter ne serait pas forcément vous rendre service.

Si toutefois c’est quelque chose qui vous intéresse, je vous invite vivement à le vivre et à le vivre pleinement. C’est aussi le but de cette vidéo (article) : vous donner quelques astuces pour maximiser vos 10 jours sur place.

Trucs et astuces pour réussir son stage de 10 jours dans le silence

Je suis allé le faire en Bourgogne, au centre Dhamma Mahi, LE centre français de Méditation Vipassana. C’est un excellent centre, les locaux sont top (dont une partie est neuve avec une organisation au top aussi. Si vous souhaitez faire un stage de Méditation Vipassana en France, je vous conseille vivement ce centre. De toute façon, il n’y en a que deux en France : celui-ci et un autre dans le sud de la France.

Je vais aborder trois points :

  1. A quoi penser avant de partir.
  2. Comment bien en tirer profit.
  3. Mise en garde sur certains points.

À quoi penser avant d’y aller ? Quoi mettre dans votre valise ?

Un sweat à capuche ! Pourquoi un sweat à capuche ? Car pendant neuf jours pleins, on doit observer le « noble silence ». On ne doit pas rentrer en communication avec les autres : ni verbalement ni visuellement ni même physiquement. Aucune communication !

Ce sweat à capuche vous aidera à respecter ce noble silence car vous serez dans votre bulle. Les bénéfices de votre méditation seront vraiment augmentés. D’ailleurs vous pouvez aussi porter des lunettes de soleil. Je n’en avais pas mais certains en avaient et j’ai  regretté de ne pas en avoir pris.

D’une manière générale, prenez des affaires dans lesquelles vous êtes à l’aise, type jogging et plusieurs tee-shirts. Des vêtements dans lesquels vous êtes bien.

Pensez à prendre des chaussures pour marcher en sous bois. En Bourgogne, le centre est proche d’un sous bois, lors des temps de pause on peut aller y marcher. En fonction de la période à laquelle vous y allez, ça peut être un peu la gadoue, donc prenez des bonnes chaussures.

Prenez aussi des chaussons pour l’intérieur puisqu’il est interdit d’évoluer avec ses chaussures dans les bâtiments à l’intérieur. Enfin, prenez des claquettes pour les douches et les sanitaires.

Comme je vous le disais, une partie des bâtiments est neuve. Ce sont des chambres individuelles toutes carrelées, un peu comme des chalets avec une douche et des toilettes. Néanmoins, il y a aussi une partie dortoir dans lequel j’étais. C’est aussi très bien mais on est en dortoir donc il y a des chances d’avoir des ronfleurs comme voisins.

Prenez des boules quies de manière à bien dormir et si vous le pouvez, essayer de dormir avant que les ronfleurs se mettent en action. Prenez aussi des chaussettes bien chaudes car lorsque l’on médite pendant 10 heures sur des tapis (même assez épais) c’est plus agréable quand on n’a pas froid aux pieds.

Ah, tant que j’y pense, prenez de quoi écrire pour le retour, car vous allez beaucoup cogiter. Vous aurez pas mal de choses à remettre à jour et des actions à mener.

Comment bien profiter de votre stage de 10 jours dans le silence

La question qui revient souvent : « est-ce qu’il faut s’entraîner avant ? » Parce que c’est vrai qu’être assis pendant 10 heures par jour, même si il y a des temps de pause, c’est quand même costaud. Vous pensez peut-être vous entrainer six mois avant et vous vous dites : « je fais une demi-heure puis trois-quarts d’heure jusqu’à tenir une heure, et du coup, je serai plus à l’aise ».

Pour être tout à fait honnête, je ne me suis pas entraîné. J’y suis allé en ayant fait des petits tests, j’avais dû faire 25 minutes maximum, mais ce n’était pas quotidien. Donc, autant vous dire que j’y suis allé quasiment sans entraînement, sans être préparé physiquement. Et en fait, comment voulez-vous vous préparer, si ce n’est de réussir à faire jusqu’à 10 heures de méditation ? C’est quasiment impossible, il faut le vivre !

Ca sera douloureux, je ne vous le cache pas, mais ça fait partie du processus. Je ne vais pas rentrer dans le détail mais il est donc inutile (à mon sens) de vous entraîner comme un acharné pendant six mois avant. Je vous dirais presque que cela serait moins bien, connaissant le processus maintenant. Voilà, ma réponse est donc « non » il n’est pas utile de s’entraîner avant.

Dhamma Mahi, le centre français de méditation Vipassana

Le déroulé d’une journée au centre de méditation

  • 4h00 Réveil
  • 4h30 à 6h30 Méditation dans la salle de méditation ou dans votre chambre
  • 6h30 à 8h00 Pause petit déjeuner
  • 8h00 à 9h00 Méditation de groupe dans le hall
  • 9h00 à 11h00 Méditation dans le hall ou dans votre chambre selon les instructions de l’enseignant
  • 11h00 à 12h00 Pause déjeuner
  • 12h00 à 13h00 Repos et entretien avec l’enseignant
  • 13h00 à 14h30 Méditation dans le hall ou dans votre chambre
  • 14h30 à 15h30 Méditation de groupe dans le hall
  • 15h30 à 17h00 Méditation dans le hall ou dans votre chambre selon les instructions de l’enseignant
  • 17h00 à 18h00 Pause thé
  • 18h00 à 19h00 Méditation de groupe dans le hall
  • 19h00 à 20h15 Discours de l’enseignant dans le hall
  • 20h15 à 21h00 Méditation de groupe dans le hall
  • 21h00 à 21h30 Période pour les questions dans le hall
  • 21h30 Se retirer dans sa chambre. Extinction des lumières

Sans préjugés avec beaucoup d’observation

Aussi, n’y allez pas avec une attente précise, n’y allez pas avec un objectif précis. C’est l’erreur que j’ai faite. Regardez la vidéo du début, quand je rends mon téléphone. Je dis précisément que « c’est dur quand on sait pourquoi on vient ». Car, en effet, je venais avec une intention précise. Je voulais pleurer toutes les larmes de mon corps pour libérer des émotions accumulées depuis de nombreuses années. Et rien ne s’est passé comme je le pensais (ou comme je le souhaitais)…

Au fur et à mesure des jours (sans vous dire lequel car vous risqueriez, même inconsciemment, de l’enregistrer comme point de repère) j’attendais ce moment ou j’allais traverser une phase de douleur et de décharge émotionnelle. Mais cela n’est jamais venu. Ce moment n’arrivant pas, je ne profitais pas pleinement de tout ce qui m’était enseigné.  

Et finalement, c’était très bien comme ça car le but a été atteint. Mais si j’avais maintenu cette croyance et cette attente, je l’aurai très probablement moins bien vécu.

D’ailleurs, pourquoi j’avais cette attente ? Car comme vous, j’ai regardé sur internet et j’ai vu une jeune fille (Marine Barnérias, SEPER-HERO : le voyage interdit qui a donné du sens à ma vie) qui l’avait fait et qui pleurait dans sa chambre. Donc je m’étais dit que j’allais aussi passer par cette phase-là, je m’étais créé une réalité.

Vivez le moment, observez ce qui se passe et c’est comme ça que vous travaillerez le mieux. Pas d’attente précise, pas de croyance, ne vous imaginez rien quant à ce stage. Allez-y vierge de tout préjugé, toutes critiques, qu’elles soient positives ou négatives, peu importe ce que vous disent les autres. Si vous sentez que vous devez y aller, allez-y et vivez ce moment pleinement.

Respectez les consignes !

Quelque chose de très important de manière à bien en tirer profit. On y est 10 jours. 10 jours, c’est long, mais c’est aussi hyper court. Quand ils vous demandent de respecter les consignes, respectez-les ! Le « noble silence » en est une primordiale. Il doit être respecté pendant neuf jours pleins, sans communiquer avec les autres, que cela soit verbalement, visuellement, ou physiquement.

Il n’y a pas non plus l’autorisation de lire. Vous êtes tout à fait autonome et responsable. Cela serait vraiment dommage de priver quelqu’un de son noble silence parce que vous ne le respectez pas. C’est vrai que c’est dur, on ouvre la porte, on tient la porte à quelqu’un, on a juste envie de le regarder, de le remercier mais non en fait, il ne le faut pas.

Je vous conseil de ne pas emmener de photos non plus. J’en avais pris une de mes proches, je ne l’ai pas sortie. En fait, ce n’est pas rendre service à votre mental. Le but étant vraiment de se retrouver en pleine introspection.  Alors forcément, dès que vous déviez, vous l’amenez à penser à autre chose qu’à vous-même. Je vous invite donc vraiment à ne rien amener ; pas de livre, pas de photo, pas de distraction, et de respecter toutes les consignes qu’ils vont vous donner.

Comment se passent les repas

J’ai tout testé pour prendre mes repas dans le réfectoire :

  • à table avec plusieurs autres participants,
  • à table tout seul,
  • face à une fenêtre, donc en regardant vers l’extérieur,
  • face au mur.

Eh bien le mieux pour moi, c’est face au mur. Vraiment face au mur, pourquoi ?

Parce que lorsque l’on est on est face au mur, on est face à soi-même. Lorsque l’on est devant une fenêtre, notre esprit vagabonde. Il va voir les arbres, regardé quelqu’un passé, voir des couleurs. Je me suis rendu compte que ce n’est pas comme ça que l’on travaille le mieux.

Le conseil que je vous donne est de manger lentement, face au mur, et surtout ne mangez pas trop. Car, au centre Dhamma Mahi, en Bourgogne, la nourriture végétarienne est excellente et en quantité. Donc on a envie de se resservir et de vraiment en profiter.

Il y a un petit déjeuner à six heures et demie et le repas du midi à 11 heures. On mange juste deux fruits à 17 heures, et après c’est fini jusqu’au lendemain. Donc, il n’y a que deux repas par jour.

Alors, on se dit, « le repas du midi, c’est bon, moi je vais me blinder, comme ça je vais pouvoir tenir jusqu’au lendemain matin ». Mais non, je vous conseille de ne pas abuser sur la nourriture. Mangez à votre faim mais sans plus et vous verrez que vous pourrez comme ça attaquer l’après-midi léger. Lorsque l’on mange trop on n’est pas bien donc on ne travaille pas bien. Que ça soit pour méditer ou autre chose d’ailleurs.

Le retour à la « réalité »

Je souhaite vous mettre en garde par rapport à quelque chose que j’ai vécu et qui m’a marqué : la fin du stage, le 10ème jour.

En effet, le jour 10, c’est le retour à la communication, on a le droit de parler avec les autres. J’ai commencé un mercredi soir ce qui fait que le stage nous a emmené jusqu’au samedi de la semaine qui suivait. Le samedi à 10 heures du matin, après trois heures de méditation, on a le droit de communiquer avec les autres. Mais alors, TOUT LE MONDE parle.

On se retrouve dans le réfectoire et dans l’espace de vie. Et là c’est une succession de : « ah salut, alors toi, comment ça va ? Tu as vécu cela comment ? Et toi, à ce moment là ça a été ça, et toi et machin ». C’est un brouhaha incessant ! Et puis il y à des vidéos qui parlent du développement du centre, de la Méditation Vipassana, de qui est SN Goenka etc.

Bref, on est soumis à une multitude d’informations alors que pendant neuf jours, on était en complète introspection. On n’a regardé personne et on n’a communiqué avec personne alors autant vous dire que c’est violent. Ce que je viens de vous décrire n’est autre que notre quotidien d’occidentaux pressés, sauf que l’on ne s’en rend pas compte tant que nous ne faisons pas une pause…

Faire une pause dans ce tumulte.

Du coup je suis parti au bout de 20 minutes, c’était vraiment trop. Je suis retourné en forêt me balader, me poser à l’extérieur et me retrouver seul. Prenez votre temps, surtout le 10ème jour, vous avez le temps ! Vous verrez que de toute façon le 10ème jour, il est quand même plus light, on médite encore, mais c’est plus light.

Vous aurez le temps de discuter avec les autres le lendemain pendant le voyage du retour si vous êtes en covoiturage ou si vous prenez le train.

N’allez pas « gâcher » les neuf jours de travail que vous aurez faits sur la dernière journée où vous allez énormément partager. Ce n’est pas vous rendre service que de discuter comme ça avec tout le monde. Voilà le conseil que je vous donne, allez-y tranquille le 10ème jour pour le retour à la communication.

Pour conclure

Voilà ce que j’avais à vous dire sur le stage de Méditation Vipassana qui est totalement gratuit. C’est organisé de manière tout à fait professionnelle et en plus c’est gratuit ! Ça fonctionne sous forme de dons. Les anciens étudiants au vu des bénéfices qu’ils en ont retirés, font un don sans aucune obligation. Si vous voulez repartir comme ça, vous repartez comme ça.

À aucun moment on ne vous force la main. Mais au vu des bienfaits, on a juste envie de donner. On peut faire un don financier ou donner de son temps. C’est-à-dire que l’on revient au centre l’espace d’une journée, d’un week-end, d’une semaine ou même pour un cours de 10 jours. On viendra pour être serveur (servant) et assurer la logistique pour les élèves, de manière à ce qu’ils bénéficient d’un cours de qualité.

D’ailleurs, j’en profite car c’est hyper important, je remercie les personnes qui étaient là à notre service, c’est vraiment ultra bénéfique. Ne serait-ce que ranger des chaises, faire le ménage, mettre les tapis dans la salle de méditation. On est là que pour méditer.

Les gars (appeler les « servants ») sont aux petits soins. Ils ne veulent pas que vous les aidiez à ranger les chaises ou que vous fassiez autre chose que méditer. Ils sont passés par là, donc ils savent.

Surtout, n’en faites pas plus que ce que l’on vous demande, c’est-à-dire de méditer. Respectez les horaires, les consignes et méditez. Vous êtes là pour vous, pour méditer, donc faites-le. Laissez « les servants » faire leur travail, ils sont là pour ça. C’est d’ailleurs gratifiant pour eux de servir d’autres élèves de manière à ce qu’ils bénéficient d’un cours de qualité. Voilà, c’est pour ça que voilà cela fonctionne sous forme de dons.

Tout le monde intervient sous forme de bénévolat. Ca fonctionne comme cela depuis des dizaines d’années puisque c’est S.N. Goenka qui a mondialisée cette technique de Méditation (Vipassana) depuis les années 1940.

Je n’ai rien d’autre à dire que : « allez-y », franchement c’est beau, c’est vraiment beau, c’est un beau voyage.

Après le stage, ils préconisent de méditer une heure le matin, une heure le soir et de refaire le stage une fois par an. Si vous pouvez le faire, c’est bien, tant mieux. Moi, je vous avoue qu’après 10 jours, j’ai médité tous les jours, mais pas une heure le matin et le soir. Et c’est vrai que c’est comme tout, quand on est dans notre bulle là-bas, on y est que pour ça, donc c’est génial. Et dès l’instant qu’on revient dans la vie « normale », c’est dur de s’astreindre à un tel rythme.

Néanmoins, je ne doute pas du réel bénéfice si on arrive à le faire. Charge à chacun de faire avec son emploi du temps.

C’est dans la difficulté que l’on grandit

Enfin, je vous dirais que « oui c’est dur ». Mais pour être tout a fait honnête, qu’est ce qui est vraiment bénéfique et qui est simple ? Franchement, dans tous les domaines, on ressort grandi, on est fier de ce que l’on a fait quand ça a été dur. Et là, physiquement c’est dur, même mentalement, mais c’est vraiment bon.

Comment percevoir la méditation Vipassana

Pour reprendre la réflexion d’un gars sur place avec qui on discutait juste avant le stage : « La méditation, c’est comme si vous preniez votre ordinateur et que vous le défragmentiez. Il est lent et les capacités sont au ralenti alors vous le défragmentez.

La méditation comparée à une défragmentation

Vous supprimez des fichiers, vous en classez d’autres, vous en retrouvez des magiques. Vous vous demandiez depuis des années où était ce super fichier, cette super vidéo, ce super document. Eh bien tout était là. Mais si vous ne défragmentez pas votre ordinateur, vous ne savez plus où se trouvent les choses ».

Le mental, c’est exactement la même chose. Ce stage de méditation permet de classer vos dossiers dans votre mental, de récupérer des choses que vous aviez en vous. Vous ne soupçonniez même pas ce que vous aviez en vous.

C’est effectivement de voir la réalité telle qu’elle est et de voir qui on est vraiment. Et ça, c’est vraiment puissant, c’est vraiment très très puissant. C’est pour ça que le parallèle entre l’ordinateur et nous est sympa.

Mettez dans les commentaires vos expériences si vous avez vécu un stage de Méditation Vipassana ou autre chose du même ordre. Ecrivez aussi vos questions en commentaire. Partagez cet article à votre entourage surtout si vous connaissez des personnes qui souhaitent faire ce genre d’expérience mais qui hésitent encore.

Voilà, c’est tout pour moi, je vous remercie beaucoup pour votre attention et je vous dis à bientôt.

D’ici la, prenez soin de vous et faites tout pour être heureux !

Quelques liens utiles :

De pompier de Paris à coach mental : une histoire de résilience

De pompier de Paris à coach mental : une histoire de résilience 640 456 Fabien FOUCAUD

Dis Fabien, c’est quoi un coach mental ?

Le but, l’objectif d’un coach mental est de tirer une personne vers le haut, l’amener à réaliser ses rêves et peut-être à déterminer quels sont-ils déjà. L’aider à définir des objectifs bien précis et l’accompagner pour les atteindre de manière écologique. L’aider à se poser les bonnes questions, voir les choses différemment, trouver le sens aussi à donner à sa vie. C’est quelque chose de primordial (on l’abordera plus loin, mais le sens que l’on donne à une vie est fondamental).

Malheureusement, je constate qu’il y a beaucoup de personnes réalisant des choses qui n’ont pas beaucoup de sens. Tu arrives à 50, 60, 70 ans, et tu te dis « merde, si j’avais su, si j’avais su, j’aurais peut-être fait les choses différemment »… Voilà ce qu’est un coach mental et quel est son rôle.

Ce n’est pas encore démocratisé. On a l’habitude d’avoir des coachs sportifs pour le corps et c’est quelque chose qui se voit. Alors que le mental n’est pas quelque chose de palpable. Et pourtant, on va voir que la personne “coachée” va changer de comportement et d’attitude. Elle devient plus confiante et se sent de plus en plus alignée.

« Mais, alors, c’est quoi la différence avec un psy ? »…

C’est quoi la différence avec un psychologue ?

  • Le P de psychologue comme le P de pourquoi ou encore le P de Passé. Pourquoi il m’est arrivé tel ou tel évènement dans le passé…
  • Le C de Coach comme le C de Comment ou encore le C de Croissance. Comment je vais capitaliser sur mon potentiel, comment je vais croitre, me développer et m’épanouir.

La différence c’est qu’un psy va aller chercher, gratter dans le passé, comprendre pourquoi la personne en est là aujourd’hui. Evoquer les blessures du passé et en chercher les causes profondes.

Là où un coach va arriver en complément du travail d’un psy, et, comme je disais tout à l’heure, tirer la personne vers le haut. On va prendre la personne comme elle l’est dans l’état présent, à l’instant T et on va s’orienter vers l’avenir. Alors, effectivement on peut évoquer des choses du passé, mais on ne va pas s’arrêter là-dessus. Bien au contraire, on va vraiment s’orienter belles images, beaux objectifs, rêves et avenir en capitalisant sur l’instant présent.

C’est exactement la méthode “Walt Disney” lorsqu’ils décident de sortir un film ou bien encore une animation dans un parc d’attractions. Ils ont différentes cellules :

  1. Une cellule “rêve” qui va penser le projet (film ou attraction) sans aucune limites ni barrières.
  2. Une cellule “réaliste” qui va être plus pragmatique et commencer à penser si le projet est viable.
  3. Une cellule “critique” qui va venir en opposition aux deux premiers et qui va permettre de mettre le doigt sur ce qui ne va pas

Pourquoi fais-tu ce métier aujourd’hui ?

C’est une histoire de vie, vraiment. Cela m’amène à parler un petit peu de mon parcours et de pourquoi j’en suis là aujourd’hui. J’en viens au sens que l’on donne à sa vie ; ce que je fais a donc beaucoup de sens.

12 juillet 1998, l’équipe de France de Foot devient championne du monde, c’est l’euphorie nationale ! Thierry Roland énoncera d’ailleurs cette phrase :

“Je crois qu’après avoir vu ça on peut mourrir tranquille. Bon, le plus tard possible mais quel pied, oh la la, quel pied. Ah c’est pas possible !…”

Il ne croyait malheureusement pas si bien dire car pour moi, c’est effectivement ce qu’il s’est passé. Deux jours plus tard, le 14 juillet 1998, je suis victime d’un accident de voiture avec 3 de mes amis dans lequel je perds l’un d’eux. J’étais déjà pompier volontaire mais je n’arrive pas à le réanimer.

Je vis cela comme une terrible épreuve et la subis comme un véritable échec. Mon rêve de devenir pompier de Paris s’écroule ! Mon ami est parti… c’est un gros choc, une grosse épreuve de vie.

Je me remets en question et je me dis, « il est parti, c’est donc à moi de réaliser ses rêves, en tout cas mes rêves. Il faut aller de l’avant ». Ainsi, je mets tout en œuvre pour intégrer les pompiers de Paris. Je défile sur les Champs-Elysées le 14 juillet 2000, c’est à dire 2 ans jours pour jours après mon accident. Ca restera un magnifique moment :

Je passe 17 ans dans cette unité d’élite.

Mars 2017, je pars en reconversion avec un projet professionnel tout à fait viable, accepté par la brigade. Mais, en fait, quand je quitte la caserne pour la dernière fois et que je passe la voûte, je me prends vraiment un véritable choc émotionnel. Je comprends que les 17 ans que je viens d’effectuer chez les pompiers de Paris étaient par rapport à cet ami.

Tout le projet que j’avais construit ces derniers mois s’écroulait, puisque ça n’avait plus de sens. “Mais quel sens je vais effectivement donner à ma vie aujourd’hui ? ». De nouveau je me remets en question. Intéressé par le développement personnel depuis plusieurs mois, je m’oriente vers le coaching mental. A titre personnel, dans un premier temps puisque j’ai été coaché et à titre professionnel par la suite puisque je me suis aussi orienté vers la certification.

Ma spécificité est d’accompagner les personnes ayant subi une épreuve de vie pour la transformer en force.

Qui a besoin d’un coach Fabien ?

On a tous besoin d’un accompagnement, qu’on aille bien, super bien ou pas très bien en fait. Aux États-Unis, sachant qu’ils sont quand même précurseurs dans beaucoup de domaines, c’est monnaie courante. Le coaching vient des États-Unis et ça se démocratise de plus en plus en France. C’est vrai qu’aujourd’hui ce n’est pas encore quelque chose qui est fréquent. Mais en tout cas, on a tous besoin d’un accompagnement, ça c’est une évidence. Ce n’est pas un hasard si les plus grands de ce monde on un coach (Obama, Clinton, Zidane, Tyson, Fourcade, Riner…).

Car aujourd’hui, tout va très vite, nous sommes soumis à un flux d’informations quotidien illimité que l’on a du mal à gérer. On se doit de prendre des décisions tout au long de notre vie. Mais c’est compliqué tout seul de prendre les bonnes décisions. C’est là qu’intervient un coach, il sera à côté de la personne pour l’accompagner et l’amener à se poser les bonnes questions et surtout trouver les bonnes réponses…

Qu’est ce que cela t’apporte de continuer à aider les autres ?

Je capitalise sur mes 17 ans de pompier de Paris. L’aide est quelque chose d’important pour moi. Ça me nourrit d’aider mon prochain, d’aider l’autre. Ça me nourrit énormément. Et c’est un peu ce que je déplore aussi dans la société aujourd’hui, c’est que c’est un peu chacun pour soi. Alors que, quand tu vas vers quelqu’un, ne serait-ce que donner la main à une dame ou à un monsieur âgé pour traverser une route, descendre d’un trottoir ou porter un caddie, peu importe, une aide quelconque, eh bien ça te nourrit toi en fait.

Soit, tu aides quelqu’un, mais toi ça t’apporte énormément de bien-être. Donc l’aide m’apporte ça en fait. C’est important de faire du bien autour de soi, ça apporte du bien-être, un équilibre, un alignement. Voilà, c’est ça que cela m’apporte.

Agis, maintenant ! Si tu ne changes rien, rien ne changera…

Quel message important voudrais tu faire passer ?

Inciter les gens à agir, maintenant ! Ne pas attendre les années qui passent car tout va super vite. D’ailleurs, on le dit souvent, « mais qu’est ce que ça passe vite. Oh mais, il a grandi, mais, que le temps passe… Non, on est déjà en telle ou telle année ?!… oh… mais c’est incroyable ». En fait, tu te complais dans ta situation et à aucun moment tu prends une décision pour changer les choses. Et tu te dis à un moment donné que ça va changer.

Si tu ne changes rien, rien ne changera !

L’idée est donc de dire aux gens : « Mais vas-y. Tu veux voyager, bah voyage, tu veux faire du théâtre, fonces, montes sur les planches ! ». Et ne trouve pas d’excuses en disant « je n’ai pas le temps, je n’ai pas d’argent, je ne sais pas où aller, j’ai peur ». Tout ça, ce sont des excuses que l’on veut bien se donner.

Elles permettent de rester dans sa zone de confort parce qu’on y est bien. Alors que dès l’instant où l’on sort de cette zone (ou que l’on en repousse les limites), on découvre des choses magnifiques. Allez discuter avec votre voisin que vous ne connaissez pas, cassez des barrières, dites bonjour, faites un sourire, sortez de cette zone de confort.

Des études ont été menées sur 1000 patients sur leurs lits de mort, dans leurs dernières semaines de vie. Une question leur a été posée, « qu’est-ce que vous auriez fait différemment ? ». 80 % ont répondu, « je regrette de ne pas avoir tenté des choses, de ne pas avoir essayé telle chose parce que je rêvais de le faire mais je ne l’ai pas fait et aujourd’hui eh bien je regrette ». Cette personne est partie avec ses rêves.

Voilà le message : il faut se donner l’autorisation de rêver et de réaliser ses rêves. Car oui, ça va trop vite.

Il vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets c’est ca ? Il faut oser ses rêves ?

Oui, il faut oser parce que si tu ne le fais pas, il y a une seule certitude, c’est que ça n’arrivera pas, tu n’en réaliseras pas. Alors que si tu les tentes, tu es susceptible d’en réaliser la moitié, les trois quarts peut-être. Après, effectivement, si l’on peut réaliser tous ses rêves c’est cool. Cela appartient à chacun en fait, ça appartient vraiment à chacun de déterminer ses rêves et de tout faire pour les réaliser.

Ton rêve sera de partir en randonnée une semaine en cheval alors que pour quelqu’un d’autre, ça va être quelque chose de complètement absurde. Et pour une autre personne, ça va être de sauter en parachute, d’aller dans l’antarctique, de faire une semaine de méditation… Voilà, ça appartient vraiment à chacun.

En tout cas, l’idée est de se poser les bonnes questions. Le simple fait de se poser déjà, parce que bien souvent les gens ne se posent pas, donc se poser, faire pause sur sa vie, et dire : « Ok, j’en suis où ? Qui je suis ? J’ai traversé ça et vers où je veux aller ? Avec qui aussi ? »…

On veut toujours quelque chose qu’on n’a pas. Je te donne un million d’euro…

Comment se rendre compte de notre richesse ?

Je te donne un exemple : tu perds la vue, du jour au lendemain. Malheureusement, ça peut arriver, ça n’arrive pas qu’aux autres. D’ailleurs c’est aussi un message à faire passer, c’est que non, ça n’arrive pas qu’aux autres. Bref, eh bien c’est dur de perdre la vue. Mais en même temps on te met un million d’euros sur ton compte. Tu perds la vue mais tu as un million d’euros sur ton compte. Cool ! Enfin, d’un côté c’est cool mais de l’autre…

Tu te réveilles le lendemain et, miracle de la science, il existe un remède pour retrouver la vue. On te dit : « voilà, il y a un remède à un million d’euros pour retrouver la vue ». Qu’est-ce que tu fais ?…

Donc tu vois que tu es riche. On ne se rend pas compte de la richesse que l’on a, de marcher, d’avoir de l’eau courante, d’avoir internet, de pouvoir voyager, d’avoir des amis, de la famille. Forcément, tu as des gens qui vont se dire, « bah oui, mais moi je n’ai pas ça, moi je n’ai plus mes parents, je n’ai plus de ci, je n’ai pas de ça ; je n’ai pas d’écran plat, je n’ai pas internet, je n’ai pas l’eau courante ». Mais tu as autre chose. Tu as la vue, tu es en bonne santé. Quelqu’un qui n’est pas en bonne santé a certainement autre chose.

L’idée, c’est de faire le focus sur ce qui va, sans évidemment nier ce qui ne va pas. Un gros coup, quelque chose de traumatisant. Mais c’est aussi se rendre compte de ce que l’on a. La société de consommation, c’est toujours vouloir les choses que l’on n’a pas quoi. C’est entretenu, par les médias, par ce flux d’informations qui nous est transmis. Nous sommes conditionné. Le message est donc aussi d’arrêter de regarder les médias !… 😉

Choisissez bien votre canal d’informations.

En tout cas, de se nourrir de quelque chose qui va nous faire du bien et non pas regarder les informations avec le générique des « Dents de la mer » au début en attendant de découvrir combien il y a eu de morts la veille. Mais ça plombe ! Oui, il y a des morts. Oui, il y a des attentats. Mais en fait, il n’y a jamais eu moins de morts à l’époque à laquelle on est que depuis la seconde guerre mondiale. Et ça, c’est la réalité. Pourtant, on se dit, « c’est la guerre en fait, on vit dans un monde de fous ». Non, non et non !! (nous vivons dans l’ère la plus pacifique de l’histoire)

Ne pas attendre… Ce que je fais a t’il du sens ?

Quelles leçons voudrais-tu tirer de ces dernières années ?

Je vais évoquer avec toi mon parcours de pompier où pendant presque 17 ans j’ai affronté un rythme très très soutenu ! On décale beaucoup (décaler veut dire partir en intervention). J’ai plusieurs leçons à en tirer en fait.

La première est que j’ai trop attendu pour monter en grade, prendre des responsabilités et du coup un peu moins partir sur intervention (quand tu montes en grade tu pars moins en intervention. Quand tu pars, c’est pour des interventions un peu plus conséquentes). Le rythme soutenu m’a amené à faire des erreurs. Une en particulier qui à coûté la vie d’une homme (SDF). C’est là où j’invite les gens à ne pas attendre, ne pas rester dans un poste qui ne leur convient plus en attendant l’erreur. Celle qui peut être fatale, qui peut être grave, très grave. Ca m’est arrivé. C’est pour ça que j’en parle. Et cela m’a coûté très, très cher. La leçon est donc de se poser cette question : « est-ce que ce que je fais aujourd’hui a du sens ? »

Car ce que je faisais n’avait plus de sens. Tout allait très vite, trop vite, j’étais fatigué. Je faisais beaucoup de sports, je cumulais les activités pour en arriver à faire des choses qui n’avaient plus de sens. Mais c’est grave ! C’est grave sauf que tant qu’il n’y a personne pour te taper sur l’épaule et te dire : « Attention, là tu n’es peut-être pas sur le bon chemin ou les décisions que tu prends ne sont pas forcément judicieuses ». Eh bien tu es seul et tu peux faire des erreurs, malgré toi.

J’aurais pu sauver 10 000 personnes, cela n’aurait rien changé…

Ce « toujours plus » n’est il pas une forme de fuite en avant ?

Bien sur, et c’est là quelque chose de très personnel. Mais effectivement… Je m’en suis rendu compte quasiment 20 ans après l’accident qui a coûté la vie à mon pote. Je m’étais inscrit dans une course incessante à sauver des vies pour rattraper son départ. Mais, j’aurais pu sauver 1.000 ou 10.000 personnes que cela n’aurait rien changé ! Jusqu’au jour où finalement ça s’est retourné contre moi, j’ai commis cette faute grave.

Et pourtant, il y a des signes en fait, il y a des signaux dans la vie qui te disent : « fais attention ». Je ne les ai pas forcément écouté, comme beaucoup. On n’écoute pas forcément, on observe, on se rend compte que “ça grince là, ça fait mal, mais on continue un peu ». Ben non, il ne faut pas continuer. Il faut vraiment prendre le temps d’analyser les choses, évoquer ce moment, cette sensation avec une personne. Un coach si possible, en tout cas une personne bienveillante, à l’écoute, qui va pouvoir analyser, avoir du recul et te faire comprendre qu’il serait judicieux de faire les choses différemment ».

Devons nous avoir des coups durs dans la vie pour comprendre et avancer ?

Selon moi, oui ! Pour ma part, il en a fallu deux ou trois quand même… Deux, trois coups du sort dont un saut en parachute qui a mal tourné ; je me suis bien rattrapé, mais… voilà, j’étais toujours sur la corde raide. Je voulais une nouvelle fois aller trop vite, j’ai plié trop rapidement mon parachute pour pouvoir remonter dans l’avion et sauter avec mes potes. C’est au moment de l’ouverture que j’ai compris que quelque chose n’allait pas. J’ai du libérer ma voile principal et finir mon vol avec la voile de secours. Ouf !

Quel soulagement de toucher la terre ferme. Mais c’est bien dans ces moments là qu’il faut comprendre qu’il est temps d’arrêter les bêtises car ça n’a plus de sens et ce n’est pas écologique. Ni pour toi ni pour ton entourage en fait !

Le danger, c’est aussi l’image que tu renvoies aux autres. Cette image de pompier de Paris où tu es un peu « adulé » ça nourrit ton ego. Et du coup tu y vas… tu persévère là-dedans. Et tu vas toujours plus loin, plus de sports, plus d’interventions, moins de sommeil, plus de sports extrêmes, toujours plus quoi ! Plus d’adrénaline, l’intervention toujours plus risquée… mais c’est toujours plus en fait ! Et, on en revient à ce que l’on disait tout à l’heure : la quête de ce que l’on n’a pas.

Quand tu es pompier, quand tu es dans des métiers un peu « à risques » ou en tout cas quand tu côtoies tes limites et que tu vas au-delà de tes limites, tu veux toujours aller plus loin. C’est une course sans fin… Et on n’en a jamais assez.

Pourtant, il faut savoir lever le pied, parce que sinon il t’arrive des problèmes. Et il m’en est arrivé !… Donc voilà, il faut savoir s’arrêter !

Le chemin que j’ai pris aujourd’hui me correspond beaucoup plus. Néanmoins, il est alimenté par ma vie passée, donc c’est ok. Il faut être ok avec ça. Je me dis que je devais passer par ces étapes-là pour être la personne que je suis aujourd’hui et avoir le recul nécessaire pour le dire aux autres…

10 jours, 100 heures de méditation, seul, face à soi-même…

Qu’est ce qui a changé ta vie après ce rythme effréné ?

J’ai fait une retraite spirituelle, un stage de méditation appelé « méditation Vipassana ». C’est un stage de 10 jours dans le silence que j’ai fait pendant ma période de reconversion après les pompiers de Paris. Et ça m’a fait un bien fou ! J’y allais pour me libérer émotionnellement de choses assez lourdes du passé et je me voyais pleurer. Je m’imaginais souffrir pour aller mieux derrière. Il ne s’est rien passé de tout ça. Je n’ai pas du tout souffert et pourtant… il y a eu un à un avant et un après (mon témoignage en vidéo).

C’est marrant parce que tu te mets dans la tête des idées préconçues en te disant, « bah voilà il faut que je pleure, il faut que je crie, il faut que je hurle pour aller mieux après ». Cela peut-être, pour certains, une solution. Mais en l’occurrence, moi ça ne l’était pas. J’avais juste besoin de me retrouver face à moi-même pendant 10 jours sans parler, sans communiquer avec les autres et ça a été un magnifique voyage. Tu fais une pause, tu te rends compte de qui tu es, pourquoi tu fais ce que tu fais aujourd’hui et vers où tu veux aller. A méditer…;)

Voilà comment je suis passé de pompier de Paris à coach mental. Voilà comment j’ai fais de mes épreuves de vie une force. Voilà comment je m’épanoui dans ma nouvelle vie, proches de mes valeurs et de ma vision de la vie.

Et toi, et vous ? Laissez moi un commentaire et dites-moi où vous en êtes !

D’ici la, prenez soin de vous et faites tout pour être heureux.

Philippe Beja : de SDF à entrepreneur à succès.

Philippe Beja : de SDF à entrepreneur à succès. 960 959 Fabien FOUCAUD

Pour vous montrer l’importance d’identifier un mentor, je vous propose de commencer votre lecture par ce que j’ai dis à Philippe Beja :

« Je vois en toi un mentor, j’observe beaucoup de similitudes entre ton parcours et le mien. J’ai la chance de t’avoir en exemple avec une dizaine d’années d’avance. Tu me montres le chemin et tu ne te rends probablement pas compte de l’impact que tu as sur ma vie. Pour tout ce que tu fais et le grand bonhomme que tu es je tiens à te dire un grand merci. Avec tout mon respect et ma gratitude ».

Philippe, quand as tu compris que tu pouvais être inspirant ?

Philippe Beja :

Je me suis aperçu hier devant ces 350 personnes (lors de son intervention au Biz Club Live 2017 d’Alexandre Roth) que mon parcours pouvait motiver plein de monde. Alors que je ne le pensais pas, sincèrement je ne le pensais pas… Je savais que j’avais un parcours atypique, mais je ne pensais pas que ça pouvait motiver des gens.

Je considère ce parcours comme une espèce de boulet ; une partie de ma vie que je ne voulais pas ressortir et que je ne veux pas dévoiler comme ça. Je ne pensais pas que ça pouvait aider les gens. Alors que, depuis hier (intervention au Biz Club Live 2017), je suis en pleine réflexion. Je me dis : « si mon parcours peut aider les gens, bah autant que j’essaie d’en parler un peu pour les aider, voir ce que je peux faire pour eux rien qu’en parlant ».

Fabien Foucaud : 

Bien sur Philippe ! C’est d’ailleurs pour cela que j’ai plein de questions à te poser… Il faut que tu me parles de ton histoire. Ce qui m’intéresse est de savoir d’où les gens viennent.

Ce que j’aime à dire est que (souvent), on voit la réussite de beaucoup de personnes célèbres (Michael Jordan, Walt Disney, Bill Gates, Teddy Riner et j’en passe) mais on ne voit jamais d’où ils viennent et tous les échecs qu’ils ont pu affronter de manière à en arriver là où ils sont. C’est ça qui est en hyper inspirant et c’est ça que les gens ont adoré dans ton intervention ce weekend. Des exemples il en existe encore beaucoup d’autres. On pourrait aussi parler d’Edith Piaf, de Charles Aznavour et de tant d’autres.

D’ailleurs toi Philippe, qui es tu ? Quel est ton parcours ?

Quand tu parles de Walt Disney, il y a toujours un truc qui m’a marqué. J’ai appris il n’y a pas longtemps que Walt Disney s’était fait licencier pour manque d’imagination. C’est un truc de dingue quand même ! Walt Disney quoi ?!?

Alors, moi, je suis chef d’entreprise depuis mes 20 ans. Et, comme tout chef d’entreprise (une grande majorité en tous cas), j’ai échoué ! Ce n’est évidemment pas ce que je souhaitais, mais c’est un parcours enrichissant. Pourquoi ? Car j’ai appris. Aujourd’hui j’en suis conscient, même si c’est vrai que sur le coup ce n’était pas du tout ça.

Pour moi, c’était un véritable échec. Je me considérais vraiment comme un moins que rien. Mais, avec les années, eh bien je m’aperçois qu’il fallait passer par ces étapes là pour grandir et réussir. Et en effet, ces 10 dernières années, il ne m’arrive que du bon avec mes entreprises, elles progressent constamment.

J’ai appris de mes échecs, j’ai évité de reproduire le même schéma, les mêmes erreurs. Et, inconsciemment, c’est ce qui fait que ça fonctionne aujourd’hui. Je suis à la tête d’un centre d’aqua fitness “Dynamic aqua”. Partager mon savoir pour aider les gens à perdre du poids par le sport me passionne.

Par ailleurs, j’aide aussi les entrepreneurs à vraiment croire en eux, vraiment au plus profond d’eux-mêmes. Dans les échecs, c’est ce qui m’a manqué énormément…

Qu’est-ce qui t’a manqué exactement ?

La confiance en moi ; de reprendre confiance en moi après mes échecs. Et ça, ça m’a véritablement manqué ! C’est pour ça que j’ai eu cette descente en enfer et que j’aurais pu rester vraiment très très bas, j’aurais pu… voilà, j’aurais été… bref, j’aurais pu aller beaucoup plus loin ! Une personne est venue vers moi et m’a dit :

« Mais moi j’ai confiance en toi, tu n’es pas un looser, tu n’es pas un raté. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui tu as subi tel échec, que je te regarde comme un moins que rien »

Alors que je pensais sincèrement que les gens me regardaient comme ça. Quand j’allais dans des réunions ou dans la salle de sport (pour évacuer cette rage), je pensais que c’était marqué en gros sur mon front : « Looser ». Et pourtant, le regard des autres était complètement différent. Je l’ai compris beaucoup plus tard. Beaucoup, beaucoup plus tard…

Qui est cette personne qui t’a tendu la main ?

C’est ma femme !Philippe Beja Sophie Beja Dynamic aqua

Je l’ai rencontrée à la salle de sport justement. Je l’ai aidée, j’essayais de lui apporter ce que je savais pour qu’elle prenne soin d’elle. Elle voulait arrêter de fumer sans prendre de kilos. Elle m’a dit, « tiens, ben aide moi, s’il te plaît à ne pas grossir ». Au fur et à mesure on s’est lié d’amitié jusqu’au jour où je lui ai dit : « mais voilà, je te kiffe en fait » ! C’était comme ça.

Malheureusement mes vieux démons m’ont rattrapé. Je lui ai dit : « non, s’il te plaît, je suis un looser, je suis un moins que rien, j’ai plein de casseroles, et je ne suis pas fait pour toi ». Et pourtant, elle m’a répondu :

« mais si, moi j’ai confiance en toi, j’ai confiance en toi, tu n’es pas un looser, ce n’est pas vrai. »

Et là, quand quelqu’un vous dit ça, tout de suite vous essayez de rebondir. Et voilà, c’est ce que j’ai fait.

Quels ont été tes pires échecs ?

A 20 ans j’ai eu une première entreprise avec laquelle je me suis endetté du jour au lendemain, en 24 heures ! Ca marchait très bien pour moi, puis du jour au lendemain, catastrophe ! En fait, j’ai organisé un concert qui s’est très mal passé. Il a fallu que je rembourse tous les participants mais je n’avais plus d’argent ! Endetté, du jour au lendemain alors que j’étais salarié.

Ensuite, j’ai créé une nouvelle entité, un peu plus importante, un peu plus grosse car j’en ai eu l’opportunité. Ça a très bien marché, vraiment très bien. Aujourd’hui, je pense que si je n’avais pas commis de grosses erreurs, j’aurais encore cette entreprise. Elle aurait du être une très grosse entreprise.

Mais voilà, j’ai échoué de nouveau pour d’autres raisons, des raisons d’associés. J’ai donné ma confiance à des gens qui m’ont trahi. Ca blesse encore plus. Ce n’est pas le fait d’échouer qui est dur, c’est la trahison qui fait beaucoup de mal. Je pense sincèrement que c’est cette trahison qui a fait que j’ai eu beaucoup du mal à me relever. Voilà, j’ai échoué et j’ai eu des centaines de milliers d’euros de dettes ! Et ça, ça a été très très, TRES dur…

Fabien Foucaud : 

Te rends tu compte finalement que ça t’a donné cette rage, cette puissance d’arriver où tu en es aujourd’hui. De réaliser des chiffres d’affaire en un temps record et de bouleverser le monde du commerce en dur en l’important sur le business en ligne…

Philippe Beja :

Je savais que j’étais en train de faire quelque chose de bien avec mon club de sport au niveau de ma communication mais je ne m’en suis pas aperçu tout de suite. Car, de ces différents échecs, j’ai toujours eu cette rage en moi et cette petite flamme qui me disaient : « s’il te plaît, prouve quand même aux gens que tu es quelqu’un de bien ». C’est pour cela que je me suis formé.

C’est ce qui m’avait manqué avec mes entreprises précédentes, ce manque de formation, de m’entourer de personnes qui pouvaient m’apporter et me faire grandir. Donc, je me suis formé au marketing. Quand j’ai créé mon club d’aqua fitness, « Dynamic Aqua », je me suis dit que j’allais communiquer différemment de ce que font mes concurrents ou les autres salles de sport.

J’ai digitalisé ma communication et j’ai impacté. Et hier, pendant le séminaire, un certain Franck Rocca est venu me voir et m’a dit : « Sais-tu que tu es le premier et le seul à avoir réalisé cette prouesse ? ». Voilà, j’ai réussi à digitaliser la communication d’un commerce en dur. Désormais, je pense que je vais pouvoir aider des commerçants à attirer du monde dans leurs commerces.

Par la suite, quelqu’un m’a posé cette question : « que penses-tu des centres villes où les magasins ferment ? ». Ma réponse a été simple : « battez-vous, essayez de trouver un moyen pour faire venir du monde dans votre commerce, n’attendez pas que eux passent le pas de la porte, allez les chercher ». Et c’est internet qui est le meilleur moyen pour aller les chercher.

Philippe, « comment être impactant avec de l’humour ! ».

Car tu as quand même été sacrément bon avec cette vidéo !… 😉

 

Ouais, ouais, c’est vrai, c’est vrai. En fait j’ai voulu créer le buzz sur ma zone avec cette vidéo. Une parodie des « Bodins ». C’est comme cela que j’ai annoncé l’ouverture imminente de “Dynamic Aqua”, mon club de sport d’aqua bike.

J’ai donc dit aux gens que j’allais faire de l’Aqua-poney. J’ai fait une vidéo sur l’Aqua-poney. Et les gens se sont dit : « mais c’est qui ce fou qui va mettre des poneys dans une piscine ? »

Ils ont tous réellement cru que j’allais mettre des poneys dans une piscine, ce n’était évidemment pas vrai, ce n’est pas possible de mettre des poneys dans une piscine. Et pourtant, c’est ce qui a fait le buzz. C’est ce qui a vraiment fait que mon commerce a explosé et que désormais les gens attendent mes vidéos en pensant : « mais qu’est-ce qu’il va nous sortir encore comme bêtise ? ». Maintenant, je fais un peu plus sérieux.

C’est en ne changeant rien que l’on obtient toujours les mêmes résultats

Fabien Foucaud :

Tu es un peu plus sérieux mais en même temps c’est ce grain de folie qui t’a clairement permis de te différencier, parce que ce n’est pas en faisant toujours la même chose qu’on obtiendra des résultats différents.

Philippe Beja :

C’est ça, je conseille beaucoup de chefs d’entreprise en leur disant : « Mais sincèrement, si tu fais exactement ce que tu faisais il y a trois ans, quels étaient les résultats que tu avais ? Si tu continues à faire la même chose qu’il y a trois ans, tu auras toujours le même résultat. Donc à un moment donné, si tu veux changer tes résultats, eh bien change quelque chose ».

C’est mon quotidien. Je me réveille tous les matins, parfois je dors même très peu la nuit, et je me dis, « mais qu’est-ce que je pourrais faire différemment pour provoquer encore des choses et augmenter mes résultats ». En fin de compte, ce n’est pas trop l’argent, ce n’est pas trop de faire en sorte que mon entreprise s’en sorte, c’est de ne plus échouer à nouveau, c’est ça qui m’anime le plus. Qu’est-ce que je peux faire pour éviter de nouveaux échecs. Ces échecs qui m’ont fait tellement de mal !…

Et si tu devais de nouveau subir un échec, comment le vivrais-tu ?

J’ai appris avec le temps !

Je dis souvent quand je cherche à faire quelque chose et que ça ne se présente pas comme je le voudrais, que je n’y arrive pas, que j’ai la rage, eh bien qu’à un moment donné, je me dis, « ben si ça ne se fait pas aujourd’hui, c’est que ça ne devait pas se faire aujourd’hui, peut-être que ça se fera demain ».

Voilà, et je pars toujours de ce principe-là. Si je dois échouer aujourd’hui ou demain, eh bien c’est que je devais échouer. Mais c’est qu’à un moment donné, c’est une loi universelle, c’est qu’à un moment donné, on est en train de me faire comprendre que j’ai oublié quelque chose, il faut donc que je l’apprenne. Donc tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences.

« Ne reste pas sur un échec, recommences ! ».

C’est comme une chute de cheval ! Pour surmonter la peur de retomber, il faut remonter de suite sur le cheval… Et c’est la même chose dans le monde de l’entreprenariat. C’est vrai que c’est un peu plus difficile, parce qu’il y a l’aspect financier, mais voilà : « tu échoues, tu recommences, tu échoues, tu recommences ».

Que dirais-tu sur « la solitude de l’entrepreneur » ?

Je sais que c’est la peur au quotidien de beaucoup de personnes qui veulent entreprendre, la solitude, le manque de soutien. Ce que j’aimerais dire aussi, c’est que vous n’êtes pas tout seul. Il faut accepter l’échec, des mains vont se tendre. Il faut rester ouvert à ces mains qui vont se tendre. Être prêt à les saisir.

Et pourtant, pendant quelques années, pendant une longue période, je n’étais pas ouvert du tout. On me tendait la main mais au vu de la trahison que j’avais déjà subi, je n’étais pas prêt du tout à saisir cette main. Je suis donc resté au fond.

Et, à un moment donné, j’ai accepté. Je me suis dis « ok, tu me tends la main, eh bien je vais essayer de la prendre, je vais voir ce que ça donne ». Et puis maintenant, on me tend énormément la main. Je suis surpris mais c’est comme ça. Et… oui, parfois, il faut accepter de se faire aider et d’accepter cette main. Il y a des choses  qu’on ne peut pas régler soi-même, tout seul dans son coin.

Fabien Foucaud :

Le secret n’est il pas de « donner pour recevoir » ? L’effet miroir…

Vu que l’on reçoit ce que l’on donne et que l’on attire aussi à nous des personnes qui nous ressemblent, cela peut-être compliqué quand on est au fond du trou. Quand tu n’es pas en super forme et que tu n’as pas confiance en toi, tu n’inspires pas le leadership…

Il y a un donc un gros travail à faire sur soi. Mais, un jour, une personne va venir te voir, et va sentir le leader en toi, même si tu te sens au fond du trou. Et ça revient à ce que tu disais tout à l’heure sur l’image que l’on a de nous, il faut réussir malgré tout à avoir une bonne posture. Et à un moment donné, la tendance va s’inverser.

Quel regard as-tu sur la dépression ?

Cela peut arriver, cela m’est d’ailleurs déjà arrivé. Mais je considère que la dépression, n’est pas une maladie, c’est juste un état d’esprit. C’est-à-dire que si vous êtes dans une mauvaise posture, en « énergie basse », on n’a pas trop envie de venir vous voir ni de vous aider. Par contre, si tu ouvres grand les épaules et que tu as une posture de leader, ce n’est pas possible de déprimer comme ça.

Tu affiches un large et beau sourire et c’est réglé ; tu as l’attitude d’un leader.

Quel est LE conseil de Philippe Beja ?

Le conseil que je pourrais vous donner aujourd’hui est de vous aimer. Peu importe par où vous êtes passés, que vous ayez subi des échecs ou que vous soyez en train de vous remettre en question, surtout, aimez-vous. Estimez-vous de la plus juste des manières, c’est ça le plus important. Il n’y a rien de plus déprimant que de se prendre pour un looser. J’ai beaucoup aimé l’intervention d’Antoine hier (lors du séminaire d’Alexandre Roth) qui conseillait de se répéter cette phrase haut et fort :

« Hey, c’est qui le patron ? C’est qui le patron ? »

J’exagère peut-être mais c’est ça, l’attitude du leader, rien que ça. Quand vous avez l’attitude du leader, les gens vont aller vers vous. Vous allez inspirer la confiance !

Il faut croire en vous. Moi je crois en vous !

Fin de l’interview réalisée lors du séminaire « Biz Club Live 2017 » organisé par Alexandre Roth.

Philippe Beja a eu une réelle prise de conscience lors de ce weekend, surtout à la fin de son intervention. Il a d’ailleurs reçu une standing ovation et à été élu le « meilleur speaker » du séminaire.

2 mois après, il décide de monter sur scène pour raconter son histoire. Il loue « l’Apollo Théâtre » à Paris 11 et rassemble 300 personnes. A l’heure où j’écris ces lignes il est en plein stress car nous sommes à quelques jours seulement de son passage sur scène. Il le fait pour plusieurs raisons avec l’une d’elles plus fortes que les autres : inspirer sa fille et lui montrer qu’il est possible de réaliser ses rêves dès lors que l’on s’en donne les moyens. Car pour lui :

“L’impossible n’existe pas”

Trouver votre mentor et collez le. Vous grandirez à ces côtés.

Prenez soin de vous et faites tout pour être heureux.

 

C’est quoi un coach mental ? Quelle est la différence avec un Psychologue ?

C’est quoi un coach mental ? Quelle est la différence avec un Psychologue ? 640 333 Fabien FOUCAUD

C’est quoi un coach mental ?

Le coach mental en fait, c’est vrai que ce n’est pas encore démocratisé. On a l’habitude de faire appel à des coachs sportifs pour le corps et c’est quelque chose qui se voit au contraire du mental.  Le mental, lui, n’est pas quelque chose de palpable, ce n’est pas visible immédiatement (quoi que…).

C’est pour ça qu’on a du mal à percevoir l’utilité ou l’évolution finalement de quelqu’un qui va être coaché, même si finalement l’évolution tu la vois parce que la personne va changer de comportement. Et le but, l’objectif d’un coach mental, c’est de tirer une personne vers le haut, de l’amener à réaliser ses rêves, à déterminer des objectifs bien précis et l’emmener vers ces objectifs-là.

Voilà, c’est se poser les bonnes questions, voir les choses différemment, trouver le sens aussi à donner à sa vie. C’est quelque chose que l’on abordera plus tard, mais le sens que tu donnes à ta vie, c’est quelque chose de primordial. Et malheureusement, je constate quand même qu’il y a beaucoup de personnes qui font des choses dans leurs vies qui n’ont pas beaucoup de sens. Et puis, tu arrives à 50, 60, 70 ans, tu dis « merde quoi, si j’avais su, si j’avais su, j’aurais peut-être fait les choses différemment », donc… voilà. Un coach mental c’est ca. On dit aussi coach de vie, guide, accompagnateur, conseiller… Alors, ok, on me pose souvent la question, « ouais, mais alors, c’est quoi la différence avec un psy ? »

C’est quoi la différence avec un psy

  • Le P de psychologue comme le P de pourquoi ou encore le P de Passé. Pourquoi il m’est arrivé tel ou tel évènement dans le passé…
  • Le C de Coach comme le C de Comment ou encore le C de Croissance. Comment je vais capitaliser sur mon potentiel, comment je vais croitre et développer mon potentiel.

La différence c’est qu’un psy va aller chercher, gratter dans le passé, comprendre pourquoi la personne elle en est là aujourd’hui en fait, comprendre les blessures du passé, et aller vraiment chercher les causes. La grosse différence avec un coach finalement c’est qu’il va intervenir en complément du travail d’un psy pour, comme je disais tout à l’heure, tirer la personne vers le haut.

On va prendre la personne comme elle l’est dans l’état présent, à l’instant présent, et on va s’orienter vers l’avenir. Alors, effectivement on peut évoquer des choses du passé, mais on ne va pas s’arrêter là-dessus. Bien au contraire, on va vraiment s’orienter belles images, beaux objectifs, rêves et avenir en capitalisant sur l’instant présent.

C’est exactement la méthode “Walt Disney” lorsqu’ils décident de sortir un film ou bien encore une animation dans un parc d’attractions. Ils ont différentes cellules :

  1. Une cellule “rêve” qui va penser le projet (film ou attraction) sans aucune limites ni barrières.
  2. Une cellule “réaliste” qui va être plus pragmatique et commencer à penser si le projet est viable.
  3. Une cellule “critique” qui va venir en opposition aux deux premiers et qui va permettre de mettre le doigt sur ce qui ne va pas

Voilà ce que j’avais à vous dire sur ce qu’est un coach mental et ce qui le diffère d’un psychologue. Je serais ravi de répondre à vos questions que vous pouvez poser en commentaires juste en dessous de cet article.

D’ici là, prenez soin de vous et faites tout pour être heureux !

Comment déterminer ses objectifs avec succès : 6 étapes stratégiques !

Comment déterminer ses objectifs avec succès : 6 étapes stratégiques ! 640 426 Fabien FOUCAUD

Nous avons souvent des idées plein la tête et une multitude de tâches à réaliser. La difficulté provient souvent du fait de ne pas savoir prioriser ce que l’on a à faire. Dans cette vidéo je vous livre 6 points clefs qui vous permettront d’une part de déterminer vos objectifs mais aussi et surtout de les atteindre avec succès.

Ces techniques sont issues de mon expérience personnelle et sont enseignées dans les écoles de management. Ce sont souvent les outils les plus simples qui fonctionnent le mieux. Vous connaissez le cycle d’amélioration continue ou encore PDCA ?

Depuis que je suis coach, je suis souvent avec mes clients pour leurs objectifs. Ils ont la même difficulté à élaborer un plan stratégique et ainsi être efficient. Nous prenons donc le temps de reprendre ces 6 points clefs et régulièrement ils changent de point de vue. Leurs priorités n’en sont plus et ce qui paraissaient difficile à réaliser devient accessible.

A vous de jouer ! Et laisser en commentaire ce qui fonctionne pour vous.

Ma vie en slam. Inspiration, humour, coaching, développement personnel…

Ma vie en slam. Inspiration, humour, coaching, développement personnel… 1366 1775 Fabien FOUCAUD

On parle souvent de sortir de sa zone de confort et de ses bienfaits. Vous découvrirez dans cette vidéo “Ma vie en slam”, que je met en application cet adage bien connu pour muscler mon mental. Je ne maitrise pas l’anglais, j’ai “speaké” en anglais, je n’ai jamais raconté de slam, j’ai écris et récité mon slam devant une trentaine de personnes.

Et j’en suis sorti bien plus fort qu’avant, avec plus de confiance en moi, plus d’estime de moi. Cette “conférence” animée par des coachs avait pour but d’impacter le public en passant par l’humour. Nous avions pour mission de passer un message inspirant en faisant rire. Vous jugerez par vous-même l’impact de mon intervention et je serais ravi d’échanger avec vous sur le sujet du développement personnel.

Je cherche à rendre les gens heureux et d’insuffler de la joie autour de moi. Cette soirée était une belle séance de coaching collectif, aussi bien pour le public que pour les coachs. Je vous invite à vous challenger et sortir réellement de votre zone de confort pour grandir, augmenter votre leadership et tester de nouvelles choses. “C’est de la folie de penser que les choses changeront en ne changeant rien”…

Portez-vous bien et soyez heureux ! Fabien.😀👍

Marine Barnérias (SEPER HERO) : “Le voyage comme remède”.

Marine Barnérias (SEPER HERO) : “Le voyage comme remède”. 960 640 Fabien FOUCAUD

Le 3 avril 2015, on diagnostique à Marine, jeune étudiante dynamique de 21 ans, une sclérose en plaques, appelée plus communément SEP. C’est le chaos dans sa tête, le début d’une longue prise de conscience. Elle sera vu par de nombreux médecins lui apportant chacun un traitement à prendre, LE traitement.

Son mental est soumis à rude épreuve. Elle comprend que ses professionnels de la santé ont beau faire et dire tout ce qu’ils veulent, c’est elle qui à la maladie, c’est son corps qui lui envoie un message. Elle doit prendre sa vie en main ! Elle décide alors de partir avec son sac à dos pour “rencontrer buddha”.

Elle partira en Nouvelle Zélande à la rencontre de son corps, en Birmanie à la rencontre de son esprit et en Mongolie à la rencontre de son âme. Elle sait qu’elle doit faire ce voyage interdit qui va donner du sens à sa vie. Elle va nourrir cette estime de soi que l’on cherche tous à choyer. Elle reviendra avec des souvenirs pleins la tête et surtout en paix avec elle même, en paix avec sa maladie qu’elle appelle depuis sa “Rosy” Elle vit avec et non contre sa maladie. Une sacré belle histoire qui vaut tous les coachings de vie du monde !

Mon intervention sur un plateau TV ! 2 minutes pour convaincre.

Mon intervention sur un plateau TV ! 2 minutes pour convaincre. 4032 3024 Fabien FOUCAUD

Eh oui, je suis passé à la TV ! Bon, pas encore au journal de 20h (d’ailleurs, en ai-je vraiment envie ?!…) mais c’était un vrai plateau TV. “Silence plateau demandé, son ok, caméras ok, ça tourne” !…

Et je dois t’avouer que l’exercice n’est pas si simple. C’est dingue car je m’étais vraiment bien préparé, je connaissais les points clefs de mon discours, et au moment où la journaliste me donne la parole, j’ai beuggué !… Il m’a fallu quelques secondes pour retrouver les premiers mots qui allaient tout débloquer.

Je te laisse me donner ton avis. Je suis de nouveau clairement sorti de ma zone de confort et je crois que le secret pour atteindre ses objectifs est de croire en soi, vraiment ! On a beau être coach et maitriser ses émotions, il n’en reste pas moins que lorsque l’on parle de soi avec son coeur, on peut être ému.

Comment mieux se connaitre à travers nos épreuves (santé, gestalt therapy, yoga).

Comment mieux se connaitre à travers nos épreuves (santé, gestalt therapy, yoga). 600 800 Fabien FOUCAUD

Lisa à un message fort à nous faire passer et nous explique comment mieux se connaitre au travers de nos épreuves.

Son parcours et sa personnalité atypique construite autour de la résilience vont vous apporter de l’inspiration. Elle vous apporte des éléments de réponses pour améliorer votre santé par la médecine douce, des thérapies comme la gestalt, le yoga ou encore l’acupuncture.

Ecoutez bien la vidéo jusqu’à la fin car elle vous livre son meilleur conseil pour foncer vers l’acceptation de ce qui vous arrive et vous sentir mieux au quotidien. (sep, gestalt-therapy, psychologie).

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